« Il n’y a pas de couvre-feu en Martinique »

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
Mots clés : ,

En Martinique, un couvre-feu d’une durée de 15 jours a été appliqué aux commerces à partir de samedi 17 octobre 2020, de 22h00 à 5h00 du matin. Cette mesure épargne pour le moment la population qui pourra continuer à circuler, mais dans le respect de «la règle des six», a annoncé le Préfet.

Il n’y a donc pas de « couvre-feu en Martinique » à proprement parler. « Un couvre-feu est une interdiction faite à la population de circuler » et les martiniquais peuvent se déplacer après 22 heures dans le respect de «la règle des six»explique Francis Carole.

IL N’Y A PAS DE COUVRE-FEU EN MARTINIQUE !
Un couvre-feu est une interdiction faite à la population de circuler.
Il n’y a pas, en Martinique, aujourd’hui, d’interdiction de circuler. Il n’y a donc pas de couvre-feu ! La population a le droit de se déplacer après 22h.
Ce qui a été décidé jeudi c’est la fermeture, à partir de 22h, des établissements commerciaux, restaurants, bars et autres…

Si les maires et les autres élu.e.s présent.es à la réunion en préfecture le jeudi 15 octobre se sont prononcés en faveur d’un couvre-feu de 22 h à 5 h, je m’y suis, pour ma part, opposé. Seul le maire du Morne-Vert m’a clairement rejoint sur cette position.
Tout en admettant qu’on ferme les établissements commerciaux à partir de 22h, j’ai expliqué qu’il n’y avait aucune raison de s’opposer à la circulation des personnes entre 22h et 5h du matin. Ce n’est pas en prenant des décisions qui peuvent paraître radicales qu’on empêchera la propagation de l’épidémie.
Il faut rechercher l’efficience.

La démarche doit consister à identifier précisément comment circule l’épidémie en Martinique et à définir les solutions pertinentes adaptées à notre situation. Je me méfie des mimétismes commodes. Ce qui est bon pour les agglomérations de France ne l’est pas nécessairement pour la Martinique…

J’ai aussi regretté l’insuffisance de concertation en Martinique entre l’Etat et nos collectivités sur des décisions aussi importantes pour le présent et l’avenir.

Je me réjouis que, suite à cette intervention, le projet de couvre-feu ait été abandonné. Nous devons cependant prendre très au sérieux la propagation de l’épidémie, adopter un comportement responsable et arrêter, de manière concertée, les meilleures réponses pour briser la courbe ascendante de la COVID-19.
Francis CAROLE