Intempéries aux Antilles : Le gouvernement a enclenché la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle

Les services de l’Etat ont enclenché la procédure, en vue d’ « un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle » afin d’indemniser les sinistrés de Martinique et de Guadeloupe pour les dégâts survenus à la suite des pluies diluviennes de ces derniers jours, a annoncé, lundi le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, dans une interview au journal France-Antilles.

« Je suis de tout cœur avec nos compatriotes antillais qui ont été victimes de ces inondations. Les services de l’Etat compétents tant au niveau central que local ont enclenché la procédure qui conduira à la prise d’un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle », a-t-il précisé.

« Le ministre des Outre-mer instruira les demandes d’indemnisation au titre du fonds de secours outre-mer qui lui seront présentées », a-t-il ajouté, promettant que : « La solidarité nationale sera au rendez-vous ».

Les dégâts occasionnés par les catastrophes naturelles ne sont pas assurables de façon traditionnelle. Les personnes sinistrées peuvent alors sous certaines conditions bénéficier d’une indemnisation dans le cadre de la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Le président de la CTM, Alfred Marie-Jeanne avait demandé le déclenchement de cette procédure exceptionnelle afin de faire face aux importants dégâts survenus en Martinique, à la suite des fortes pluies qui impactent l’île de puis onze jours.

Des quartiers entiers ont été dévastés notamment dans le nord de l’île qui fait face à d’importants éboulements, à des chaussées effondrées, à des inondations ou encore à des routes coupées. Des maisons sont détruites et des familles doivent être relogées rapidement.
Outre les inondations, ces épisodes de fortes pluies ont en outre provoqué des coupures d’eau partout en Martinique.

« Au lendemain des fortes intempéries ayant touché la Martinique et la Guadeloupe, le ministre des Outre-mer exprime son soutien à nos territoires », écrit le journal France-Antilles.
Dans cette interview, Sébastien Lecornu s’est aussi exprimé sur le plan Chlordécone IV, le plan de relance et les revendications des RVN (Rouge, Vert, Noir), couleurs du drapeau des militants anti-chlordécone.