« Je ne peux ni manger ni boire » a déclaré la mère du Sainte-Lucien, kidnappé au CHU de la Martinique

La mère du patient Sainte-Lucien kidnappé par des hommes encagoulés au CHU de la Martinique, s’est exprimée dans les médias. Plongée dans une immense inquiétude, elle souhaite obtenir des réponses. Elle se demande si son fils est toujours vivant. « Je ne peux ni manger ni boire » a-t-elle déclaré dans la presse de Sainte-Lucie.

Pour rappel : Nicky Cherubin a été kidnappé par des hommes armés encagoulés à l’hôpital de la Meynard en Martinique, le 17 avril dernier. Il a été emmené dans le coffre d’une voiture par ses ravisseurs qui se sont enfuis, selon des rapports officiels.

La victime, âgée de 38 ans, avait auparavant subi trois blessures par balle à la suite d’un autre incident. Et c’est pour ces blessures par balle que Nicky Cherubin avait été admis au centre hospitalier universitaire de la Meynard en Martinique, depuis le dimanche 11 avril 2021 pour des soins médicaux.

Pour l’heure aucune information ne filtre concernant ses ravisseurs encagoulés. Une enquête est en cours. La petite voiture qui a servi à l’enlèvement aurait été retrouvée calcinée.

Selon la mère de la victime, qui s’est exprimée dans la presse locale, son fils l’appelait tous les jours et il semblait toujours de bonne humeur. Elle a dit qu’elle lui avait parlé au téléphone quelques heures avant son enlèvement.

«Il allait bien», a déclaré sa mère, Rosemary Cherubin, dans une interview du mardi 20 avril 2021, diffusée dans le journal du soir à la télévision HTS de Sainte-Lucie . Selon cette dernière, l’opération de son fils s’était bien déroulée et qu’il avait quitté l’unité de soins intensifs. Mais le samedi 17 avril 2021, elle a reçu un appel l’informant que Nicky avait été victime d’un enlèvement, a-t-elle indiqué.

Très inquiète, elle a déclaré ne pas savoir si son fils est toujours en vie. Mais elle garde espoir.

«En ce moment, je suis très perturbée – je ne peux ni manger ni boire », a expliqué Rosemary Cherubin, désemparée. Elle se souvient de sa dernière conversation avec son fils.

«La dernière chose qu’il a dit était: qu’il m’aimait ne pleure pas trop, ça va aller.»