Jenny Hippocrate s’insurge contre le laxisme, l’inertie et le Je-m’en-foutisme de l’Etat : « Notre descendance est en danger ! »

«Mon cœur saigne, notre descendance est en danger, les élus martiniquais sont absents, l’Etat ne fait rien».

Jenny Hippocrate est martiniquaise. Elle est vice-présidente du Crefom (Conseil représentatif des français d’outremer) et en charge des dossiers chlordécone, métaux lourds et sargasses. L’antillaise également présidente du APIPD (Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose) a fait entendre sa voix dans les rues de Paris, au milieu des 1 000 marcheurs ultramarins venus soutenir leurs frères et sœurs empoisonnés par le chlordécone.

Plus qu’impliquée dans le scandale du chlordécone aux Antilles, la vice-présidente du Créfom est aussi une victime du poison infiltré durablement dans les sols agricoles des îles de Guadeloupe et de Martinique. C’est d’ailleurs cette rage qui la guide à alerter sans cesse l’Etat et ses élus ultramarins. Force est de constater pourtant que les mesures urgentes restent vaines malgré les déclarations du chef de l’Etat, reconnaissant que le chlordécone est « un scandale environnemental ».

Jenny Hippocrate a grandi à Derrière-Morne , un quartier de la commune de Sainte-Marie, une région agricole où ses deux parents étaient cultivateurs. Inévitablement raconte-t-elle, les terres ont été empoisonnées par ce pesticide, censé être un produit miracle pour l’agriculture de 1972 à 1993. L’insecticide interdit n’a pas arrêté ses effets nocifs sur les sols. Et la tragédie empire car personne ne sait exactement à quel taux son sang est empoisonné. La présidente de l’APIPD exprime son mécontentement et son impuissance face aux nombres de maladies qui se développent sur ces territoires, multiples cancers dont le plus répandu chez les hommes, le cancer de la prostate.

Elle prend à témoin tous les martiniquais et les guadeloupéens quand elle  les exhorte à s’unir «Nous les Antillais, les Français d’outremer, c’est un combat commun qu’on doit mener ensemble». «Notre descendance est en danger et nous entendons que le chlordécone ne tue pas» s’étonne la vice-Présidente du Créfom.

Après six mois d’auditions, une commission parlementaire sur l’utilisation aux Antilles du chlordécone, pesticide a rendu ses conclusions ce mardi 26 novembre. L’une des principales  atteste que «l’Etat est le premier responsable» de ce scandale sanitaire et économique aux Antilles françaises.

Jenny Hippocrate à la marche de soutien contre le scandale du POISON Chlordécone (C'news Actus Dothy)

MARTINIQUE – LE POISON CHLORDECONE – MARCHE DE SOUTIEN : La vice-présidente du Créfom Paris, en charge de la santé sollicite les élus de Martinique mais en vain, seuls ceux de Guadeloupe osent la rencontrer. La martiniquaise responsable de l'association APIPD se dit déçue. Jenny Hippocrate APIPD Drepaction Crefom Sista Ka ZÉRO Chlordécone Objectif ZÉRO Poison C'news Actus Dothy Antillesboxmail – Dothy Chlordecone Cancer et Solutions – CCS #CHLORDECONE #poison PLUS D'INFOS => https://www.people-bokay.com/jenny-hippocrate-sinsurge-contre-le-laxisme-linertie-et-le-je-men-foutisme-de-letat-notre-descendance-est-en-danger/

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Mardi 26 novembre 2019

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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