Julien Karam de Guadeloupe : « Les Antilles et Mayotte ont des points communs, Mayotte est trop peu connue des ultramarins »

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Située dans l’Océan Indien, à 295 km à l’ouest de Madagascar, Mayotte, est devenue département français le 31 mars 2011. C’est le 101ème département de la République française.

 

En fin de semaine dernière, au Ministère des Outre-mer, le jeune guadeloupéen, Julien Karam est venu suivre  une conférence sur l’histoire de Mayotte, ses luttes et ses attentes depuis que l’île est devenue Département français.

« C’est important de soutenir Mayotte car nous sommes tous des ultramarins » Pour Julien Karam, si « les autres cultures des autres régions ultramarine sont connues, comme Tahiti, les Antilles, la Réunion, la Guyane ou la Nouvelle-Calédonie, l’histoire de Mayotte histoire nous échappe ». Des occasions pour le coordinateur général et membre du Conseil d’Administration au Crefom de marquer son soutien à Mayotte en assistant aux différentes manifestations de la communauté mahoraise.

Ce vendredi 10 novembre, Julien Karam était présent à la conférence de l’Udjama, l’Union des jeunes actifs mahorais, une association créée en mars 2013 et qui participe à l’insertion des jeunes originaires de Mayotte. Nous lui avons posé des questions sur plusieurs thèmes de la conférence du jour, comme celui portant sur la matricité de la mère ou la femme mahoraise.

Il nous a répondu qu’« Il y a des similitudes dans la place de la femme à Mayotte comme la femme Poto-mitan qui occupe une place centrale dans les sociétés antillaises. La femme mahoraise est une femme militante, de celles des chatouilleuses qui ont obtenu l’autonomie de la quatrième île de l’Archipel des Comores ».

Selon Julien Karam : « Plus que les luttes, L’île de Mayotte traduit un esprit de tolérance dans l’Océan Indien. Musulmane à 99% et républicaine, Mayotte pratique un islam tolérant dans ces régions. Un parfait contre exemple aux thèses du Front National ou des radicaux islamistes ».

Mais reconnaît le guadeloupéen, la départementalisation de Mayotte n’étant toujours pas aboutie, « elle ne doit pas se faire au détriment des autres régions ultramarines qui ont aussi des besoins structurels importants comme la Guyane, la Nouvelle-Calédonie ou aux Antilles françaises ».

Au micro de Dorothée Audibert-Champenois, Julien Karam, nous dit pourquoi, il souhaiterait  la solidarité vis-à-vis de cette île située à une heure et demi de l’île de la Réunion :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images C’news Actus Dothy


2 commentaires :

  1. Lutin

    Les mahorais n’ont pas un brin de jugeotte. Ils courent apres la départementalisation alors qu’outre mer cela ne fonctionne pas!! Le developpement tu peux tirer une croix dessus. Mise a part celui de l ‘assistanat bien sur. C’est vrai que pour les dlsubventions c’est mieux . Ils ont l’exemple de la réunion proche a defaut effectivement de connaitre les antilles.
    Est ce le manque de reflexion qui est le point commun entre ces 2 régions?!
    Et puis bon la tolerance des mahorais… laisse moi rire. Les comoriens sont leurs freres (meme langue, histoire commune) mais maintenant ils plus francais que francais et traitent les migrants de haut

  2. Fidel

    Alors que la départementalisation est de plus en plus remise en question chez nous, les Mahorais vont dans le sens inverse. Je ne vois pas comment on pourrait soutenir les Mahorais dans leur évolution vers la départementalisation alors qu’on est en train de se demander si ce système là est vraiment celui qu’il nous faut.

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