Kassav’ – Jean-Philippe Marthély : « Nous aimons notre public, nous aimons savoir qu’il nous soutient !  »

Jean-Philippe Marthély est l’un des moteurs de la formation musicale Kassav’. C’est donc une star planétaire, le chanteur a traversé les océans et sa voix est connue dans le monde entier. Pourtant, comme il le répète, la vraie star du groupe c’est  surtout, le public antillo-guyanais. Sans lui, les compositions du groupe seraient inaudibles du grand public.

Le samedi 11 mai dernier, le musicien a célébré les 40 ans du groupe antillais, né dans les années 1980 entre la Guadeloupe et la Martinique. Des musiciens, chanteurs, compositeurs et arrangeurs ont trouvé leur place dans le groupe qui ne chante qu’en créole. Une langue parlée par tous les antillais francophones, qui fédère les fans de la Caraïbe mais aussi africains, européens, américains voire même asiatiques.

Avec ce statut international, Jean-Philippe Marthély reste très accessible aux gens qui l’entourent et le martiniquais revendique cette « simplicité » qu’il trouve « formidable ».

Jean-Philippe Marthély en discussion avec Fabrice Molongo,un policier présent au concert des 40 ans de Kassav’

Lundi 13 mai, deux jours après l’anniversaire du groupe, Jean-Philippe Marthély est à Bercy pour raisons personnelles. Entre deux rendez-vous, il n’a pas hésité à se laisser interroger sur  son enfance, dans une petite commune de la Martinique. Le Vert-Pré est un petit hameau situé sur les hauteurs de la commune du Robert, a quelques minutes des autres communes du Gros-Morne et de Saint-Joseph.

C’est au cœur de ce quartier agricole que le jeune garçon fera ses premiers pas dans la musique. Pipo aurait bien aimé être électricien mais sa passion pour la musique antillaise va tout changer. Comme les autres membres de sa famille qui jouent et qui chantent, il participe avec tous les enfants du Vert-Pré, à la messe qui se dit le dimanche, tout en haut du morne. Jean-Philippe Marthély est à la chorale du Vert-Pré et cela lui plaît.

L’école et ses diplômes s’éloignent, il deviendra chanteur. Pour cela, l’adolescent s’organise avec les copains du bourg, le fils Labonne entre autres, ils créent un groupe musical.

Puis, Jean-Philippe sera repéré par la vedette de l’époque, le cèlèbre Simon Jurad qui lui ouvre la voie professionnelle. Le guadeloupéen Décimus qui se produit en Martinique, le croise dans des spectacles, l’écoute et l’enrôle dans la formation qui deviendra Kassav’. Le petit Vert-préen dit « sirè » est au côté de Jocelyne Béroard.

Le groupe Kassav’ est formé et s’installe durablement dans le cœur des antillais. Les titres sont des tubes, ils « parlent aux habitants des îles », ils décrivent leurs peines, leurs malheurs, leurs bonheurs. Les traditions sont en filigranes dans les compositions et les instruments font le reste.

Jean-Philippe Marthély s’amuse en disant qu’il est né hurlant un do majeur. C’est un musicien simple et tranquille qui ne veut pas « avoir la grosse tête », il sait d’où il vient, d’une paisible bourgade dans les terres martiniquaises. Une région qui a gardée son authenticité depuis les fêtes patronales et les chouval Bwa. Un petit hameau qui se transforme mais n’a jamais perdu son âme.

Une fois les concerts terminés, qu’il soit en Europe, en Afrique, en Asie ou aux Amériques, Jean-Philippe Marthély revient chez lui, à la Martinique. Il partage son temps entre Fort-de-France où il vit et le Vert-Pré, où réside encore toute sa famille.

Jean-Philippe Marthély, l'un des pionniers de Kassav' (C'news Actus Dothy)

KASSAV' – JEAN-PHILIPPE MARTHELY dit PIPO : Sur les hauteurs du Robert, dans le quartier agricole du Vert-Pré, le jeune Marthély s'amusait à taquiner et à draguer toutes les filles de sa petite commune … RENCONTRE à BERCY avec un pionnier de la formationa antillaise KASSAV' – Reportage Dorothée Audibert-Champenois C'news Actus Dothy Antillesboxmail – Dothy

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Jeudi 13 juin 2019

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images C’news Actus Dothy