La 1ère femme Présidente de Trinidad-et-Tobago accusée d’être une lesbienne

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« Non, je ne suis pas une lesbienne », c’était la réponse de Paula-Mae Weekes au média, lundi 5 février 2018. La femme la plus haut gradée de Trinidad-et-Tobago mettait fin aux questions soulevées par les médias sociaux concernant son orientation sexuelle. Selon les commentaires en ligne, l’ancienne juge devenue Présidente de la République n’a jamais été mariée et n’a jamais eu d’enfant, d’où la réponse ferme de Paula-Mae Weekes.

Interrogée par The Guardian, Paula-Mae Weekes a dit qu’elle était «fascinée» que certaines personnes seraient plus intéressées par son orientation sexuelle que par sa capacité à faire le travail comme prochain chef d’État.

Elle a expliqué au quotidien, comment ces informations lui sont parvenues : « Quelqu’un a attiré mon attention sur une photographie qui était un composé de moi et d’une autre personne et qui disait que j’étais homosexuelle »

Paula-Mae Weekes, le nouveau chef de l’État prendra ses fonctions, le 18 mars, dès la fin du mandat de Anthony Carmona, le président sortant. La nomination a été annoncée par Brigitte Annisette-George, présidente de la Chambre des représentants et la cérémonie a eu lieu à l’Hôtel du Parlement à Port-of-Spain.

 

Le collège électoral de Trinidad-et-Tobago a voté le 19 janvier en désignant à l’unanimité, la juge Paula-Mae Weekes comme la sixième Présidente de la République et elle devient la première femme élue au plus haut rang du pays. L’ancienne juge à la retraite de la Cour d’appel de Trinidad était soutenue par l’opposition.

Le Premier ministre, Dr Keith Rowley, a déclaré « L’histoire de notre nation s’est tramée grâce à de nombreuses femmes formidables qui ont aidé cette nation à se développer, à prospérer, à vaincre et à s’élever »

Kamla Persad-Bissessar, la chef de l’opposition, a souligné que le Congrès National Uni (UNC) a appuyé la nomination de Paula-Mae Weekes parce que son expérience et ses qualifications démontraient qu’elle était la plus apte et qualifiée pour cette fonction et que l’ancienne juge méritait le poste.
La chef de l’UNC a ajouté : « Nous espérons que la présidente Paula-Mae Weekes saura protéger les droits et les intérêts démocratiques des citoyens de notre nation bien-aimée ».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
ImagesTrinidadExpressNewsPaper Source Newsday/TheGuardian