La Caraïbe, deuxième région la plus touchée par les grossesses d’adolescentes

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L’Amérique latine et la Caraïbe sont en deuxième place pour le taux le plus élevé de grossesses chez les adolescentes, dans le monde.

Selon un rapport publié fin février par l’Organisation panaméricaine de la santé, l’Organisation mondiale de la santé (OPS/OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), l’Amérique latine et la Caraïbe continuent d’être la deuxième région la plus touchée par les grossesses chez les adolescentes.

Dans la Caraïbe, la République dominicaine et le Guyana ont les taux les plus élevés. Ce rapport édifiant, vise à réduire la grossesse chez les adolescentes en préconisant, entre autres, des programmes de prévention axés sur les plus vulnérables, l’accès aux méthodes de contraception ou l’éducation sexuelle dans les régions concernées.

Bien que le nombre d’enfants par femmes en Amérique latine et dans la Caraïbe ait diminué au cours des 30 dernières années, le taux de fécondité des jeunes filles reste élevé.

Au niveau mondial, le taux global de grossesse chez les adolescentes est estimé à 46 naissances pour 1 000 filles quand le taux de grossesse chez les adolescentes en Amérique latine et dans les Caraïbes est de 66,5 naissances pour 1 000 filles âgées de 15 à 19 ans.

 

L’Amérique latine et la Caraïbe sont les principales régions où une tendance à la hausse a été observée chez les adolescentes de moins de 15 ans, selon l’UNFPA. On estime que 15% de toutes les grossesses surviennent chaque année chez les filles de moins de 20 ans dans ces région et 2 millions d’enfants naissent de mères âgées de 15 à 19 ans.

La directrice de l’OPS/OMS, Carissa Etienne  a indiqué que : « Le taux de fécondité des adolescentes reste élevé (…) affectant principalement les groupes de population vivant dans des conditions de vulnérabilité et mettant en évidence des inégalités majeures entre, et au sein des régions. La grossesse chez les adolescentes peut avoir un effet profond sur la santé des filles tout au long de leur vie ».

La mortalité périnatale et 50% plus élevée chez les nourrissons nés de mères de moins de 20 ans par rapport à ceux nés de mères de 20 à 29 ans, selon le rapport.

Le rapport de l’Organisation panaméricaine de la santé a constaté que dans la majorité des pays, les adolescentes non scolarisées ou seulement avec un niveau scolaire primaire, ont jusqu’à quatre fois plus de chance de tomber enceinte que les filles ayant un niveau d’éducation secondaire ou supérieure.

Les conséquences sont graves pour les jeunes : «  Beaucoup de filles doivent abandonner l’école pour cause de grossesse, ce qui a un impact à long terme sur leurs chance de terminer leurs études et de rejoindre le marché du travail. En conséquence, les mères adolescentes sont plus susceptibles à reproduire les schémas de pauvreté et d’exclusion sociale » a déclaré le Directeur de l’Unicef.

Quelques recommandations sont suggérées pour palier à cette fécondité précoce comme :
L’interdiction du mariage des enfants et le recul des unions précoces avant l’âge de 18 ans.
Augmenter l’utilisation de la contraception. Prévenir les rapports sexuels sous la contrainte.
Inclure les jeunes dans la conception et la mise en œuvre du programme de prévention de la grossesse. Créer des environnements qui permettent l’égalité des sexes et aident les adolescents à exercer leurs droits sexuels.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy  ImagesHrw/Minustah/LeNational