La CTM et les EPCI créé un « groupement » pour commander ensemble des masques via un appel d’offres cette semaine

La CTM et les EPCI (Communautés d’agglomérations) ont créé lundi « un groupement » associant l’ensemble des maires de la Martinique afin de commander des masques via un appel d’offres qui sera lancé cette semaine.

Aucune prévision n’a été fournie quant au nombre de masques qui seront commandés par les élus.

L’objectif de cet achat groupé est d’étudier « toutes les possibilités pour être plus efficace en termes de qualité et de rapidité », a fait valoir lundi Alfred Marie-Jeanne qui s’est félicité que les élus donnent « là un exemple d’action commune qui devrait faire école. »

Dans le cadre de la première journée de déconfinement, lundi 11 mai, le président de l’exécutif de la CTM avait réuni les élus pour finaliser la stratégie du plan de deconfinement progressif martiniquais, élaborée au sein d’une Commission Ad hoc.

Alfred Marie-Jeanne a mis l’accent sur « les difficultés « pour les Martiniquais de s’approvisionner en masques, alors que le deconfinement a commencé lundi.

« C’est pour ces raisons que nous avions avancé comme proposition stratégique la constitution d’un groupement de commandes, composé des EPCI et de la CTM. Les EPCI agissant pour le compte des communes », a-t-il expliqué, soulignant que le cahier des charges pour l’appel d’offres est déjà prêt.

Il a invité les présidents d’agglomération à « un retour rapide » afin de pouvoir lancé l’appel d’offres dès cette semaine.

« S’agissant des commandes de masques. Je retiens en conclusion que nous avons acté la création du groupement de commandes entre les EPCI et la Collectivité territoriale. Chacune de nos instances l’a validé. La convention sera signée et l’appel d’offres sera lancé cette semaine », précise Alfred Marie-Jeanne dans un communiqué publié mardi.

Une fois réceptionnés les masques devront être distribués « de façon rapide et rationnelle », prévient-il.

Le financement de cette opération sera supporté à 75% sur les fonds européens, le solde de 25 % sera partagé entre la Collectivité Territoriale de Martinique et les EPCI. « Après la proposition du gouvernement de financer à 50% les achats de masques à distribuer à la population, nous pensions pourvoir bénéficier d’un financement de l’Etat. C’était sans compter sur les contraintes qui limitent en fait les effets de ce soutien », déplore le président de l’exécutif.

« Comme cela a été suggéré, nous étudierons toutes les possibilités pour être plus efficace en termes de qualité et de rapidité », assure Alfred Marie-Jeanne, insistant sur la nécessité de protéger rapidement les habitants contre le COVID19.

La question des tests de dépistages a été abordée lors de cette réunion. Les intervenants ont relevé qu’il s’agissait d’un dossier encore sensible. « S’agissant des tests, la commission s’est également intéressée à la question des tests de dépistage. Vous avez pu noter tout comme moi, que cette question importante relève du domaine du médical et qu’elle demeure encore sensible. Je reste attentif aux évolutions préconisées par les scientifiques », souligne-t-il.

La commission Ad hoc a été dissoute lundi, mais les élus ont promis de rester mobiliser afin de « prendre de nouvelles décisions communes en fonction de l’évolution de cette épidémie ».
Depuis sa création en avril dernier, elle s’est réunie trois fois.