« La CTM n’a voté aucune subvention à la Mercury Beach »

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Tribune par Francis Carole conseiller de la CTM :

« RUMEURS…. On lit ces derniers temps, sur les réseaux sociaux, des déclarations -qui d’ailleurs s’affichent avec une certitude absolue- selon lesquelles la CTM « a accordé » (même pas avec la précaution d’un « aurait ») « 200 000 € à la Mercury Beach ». Et chacun y va de son « analyse » sur ce crime infâme… La potence, jubilatoire, vibrante d’exaltation et de plaisir, est déjà prête à sévir… Pendez-les tous !

Par contre demanderait-on aux auteurs de ces « vérités » un début de document attestant leurs dires qu’on les verrait la queue entre les jambes, « boudés », avec un « gwo doub 6 » entre les mains. Game over !

En réalité, à ce jour, la CTM n’a voté aucune subvention à la Mercury Beach. Aucune !
Certes, ce dossier, comme bien d’autres questions qui concernent la Martinique, est venu devant le Conseil Exécutif, au mois de mai. Il n’a cependant pas fait l’objet d’un avis unanime.
D’autre part, la décision d’une aide financière à la Mercury Beach relève des attributions de l’Assemblée de Martinique, pas du Conseil Exécutif. Or, cette question n’a été à l’ordre du jour d’aucune plénière, ni en mai, ni en juin, ni en juillet.

Sur quelles bases s’ingénie-t-on donc, sans preuves, à faire courir de telles rumeurs ? Que cache cette campagne et à qui sert-elle ?

Certes, chacun a le droit de s’interroger sur un événement tel que la Mercury et de juger de la pertinence ou non de l’engagement financier de la collectivité. Il s’agit là non seulement d’un droit mais d’un devoir citoyen de réflexion. Après, nous devrons apprécier la qualité des arguments échangés, de part et d’autre, sans jeux de postures. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’une telle question vienne dans une prochaine plénière, mais alors elle sera discutée publiquement et la décision finale sera prise devant les Martiniquaises et les Martiniquais, pas en catimini.

Par contre, on ne peut qu’observer que, dans le débat politique, les rumeurs ont pris le pas sur la recherche de la vérité. On écrit et diffuse, avec une rare légèreté, des contre-vérités qui tiennent lieu « d’arguments ».

L’exercice est tout aussi facile que dangereux et immonde. Il arrive d’ailleurs que ces rumeurs émanent de personnalités politiques qui pensent que l’arme du mensonge et de la rumeur pourrait leur assurer prospérité et réussite. Pensent-ils…
Fok nou « ay douvan ». Notre pays ne doit pas se nourrir de rumeurs mais de faits et de réflexions sérieuses. Est-ce trop exiger de nous ?

Francis CAROLE
Dimanche 5 août 2018″