La dernière girafe blanche femelle au monde tuée par des braconniers au Kenya

La dernière girafe blanche femelle répertoriée au Kenya, la seule connue au monde n’est plus. C’est dans une réserve de l’Est du pays que des braconniers ont tué l’unique girafe blanche et  l’un de ses deux petits, rapporte Ishaqbini Hirola Conservancy, responsable de la zone de conservation d’animaux en péril. Dans un communiqué publié mardi, le directeur de l’association Mohammed Ahmednoor a déclaré que les décès avaient été confirmés par les gardes forestiers et les membres de la communauté.

Dans la réserve qui couvre environ 72 km 2  sur le comté de Garissa, les deux corps des girafes blanches, une espèce rarissime au monde, ont été retrouvés à l’état de squelette. Ces animaux qui présentent une condition génétique appelée leucisme, due a un déficit des cellules pigmentaires est un animal en voie d’extinction. En août dernier, le Northern Rangelands Trust (NRT) annonçait que la girafe blanche avait mis au monde deux petits, une information confirmée par la Ishaqbini Hirola Conservancy. Aujourd’hui, il ne reste qu’un petit mâle.

Un coup dur pour le responsable de l’association malgré les mesures prises par la communauté pour préserver ces espèces rares. «C’est un jour très triste pour la communauté d’Ijara et du Kenya dans son ensemble. Nous sommes la seule communauté au monde à être la gardienne de la girafe blanche. Sa mort est un coup dur pour les énormes mesures prises par la communauté pour conserver les espèces rares et uniques et un appel au réveil pour un soutien continu aux efforts de conservation », a déclaré Mohammed Ahmednoor.

Les girafes, qui sont les plus grands mammifères terrestres au monde, ont été déclarées «vulnérables» à l’extinction en raison du braconnage et de la diminution de leur habitat, selon le rapport de la Liste rouge des espèces menacées, publiée en 2016 par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Africa CGT/NewYorkTimes