La Diva antillaise, Tricia Evy, sort son 3ème Album : « USAWA » entre Jazz et Biguine

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« Je vais là où la musique me porte ». Après l’Australie, l’Amérique et les Antilles, la jeune chanteuse, Tricia Evy est au Jazz-Café, dans le quatorzième arrondissement. Tricia Evy est à Paris, au pied de la Tour Montparnasse. Nous sommes lundi 26 mars 2018.

L’Equateur est déjà bien loin, ce soir, Tricia organise au pied levé, la soirée de présentation d’Usawa. Ce nom évocateur de l’Afrique subsaharienne est le titre de son troisième Album. Après « Begining » en 2010 , « Meets Me » en 2013, « Usawa » fait son entrée sur le marché du disque.

Cocktail dînatoire, conférence de presse, concert, c’était le programme prévu pour que la jeune femme présente au mieux son troisième album, annoncé dans les bacs, dès ce vendredi 30 mars. 13 chansons ont été sélectionnées pour Usawa : « Nous espérons que tout le monde l’écoutera, je souhaiterais que tout le monde l’ait à la maison. J’espère faire le tour du monde avec » c’est le vœu pieu de la chanteuse de Biguine-Jazz.

Sous l’oeil bienveillant de Victor, la mascotte en peluche du groupe qui l’accompagne, nous poursuivons notre courte discussion avec Tricia qui nous présente ses musiciens.

Tout d’abord son pianiste David Fackeure, Pierre Boussaguet son contre-bassiste et Michael Tafforeau au violoncelle. Ils seront là pour elle toute la soirée au Jazz-Café de Montparnasse face à la presse, ses invités d’un soir. Une salle comble l’attendait pour entendre les premières notes d’Usawa.

« Usawa », signifie « Équilibre en langue bantoue Swahili  : « C’était vraiment l’idée de ce nouvel Album, un équilibre entre le jazz, la biguine. Un équilibre aussi dans ma vie. C’est un travail que je fais tous les jours pour trouver cet équilibre dans ma vie, dans ma musique ».

Équilibre et aussi authenticité transpirent dans « Usawa ». Son répertoire musical est un mélange. Un mélange de sa culture européenne, africaine mais surtout afro-américaine et caribéenne : « Ce mélange c’est moi, je suis une métisse, née de parents martiniquais et guadeloupéen. Je ne mets pas de limite dans ma musique. Je fais ce que j’aime. Cet Album, c’est en quelque sorte, un manifeste. Je n’ai pas envie de choisir entre le Jazz ou la biguine. J’aime ces deux musiques. Pour moi, elles ont autant de valeur et j’ai envie de les mettre en avant. »

Sexy à souhait, Tricia Evy moulée dans un fuseau blanc, tressée par sa coiffeuse personnelle, « Ileva », nous décrit comment son travail a évolué depuis son premier cd, il y a huit ans : « Cet Album, il est plus profond, un peu plus grave. Il y a des morceaux plus graves. Je suis entrain de faire la paix avec moi. Je suis quelqu’un de très jovial et de très joyeux. Seulement, on ne peut pas être ainsi tout le temps, il faut donc accepter ces moments plus graves, plus sombres ».

Face à son auditoire qui l’observe, la chanteuse poursuit : « J’apprivoise ma mélancolie. Même dans ma voix, il s’est passé quelque chose. Elle s’est transformée aussi. Je chante plus « blues ». Et je le ressens dans cet Album ».

« Jou ouvè » de Paulo Rosine, « The Thrill is gone », « You’d Be So Nice », « Falando De Amor » ou « Doudou Pas Gentille » de Albert Lirvat sont des chansons « coups de cœur » nous dit-elle : « Ce sont aussi celles de rencontres, en Espagne, pour « Blue Prelude ». « Usawa » est un Album de reprises des standards de jazz, des standards de la biguine et de Bossa Nova, « Falando De Amor » qui termine le disque.

JAZZ CAFE 3 (C'news Actus Dothy)

JAZZ CAFE 3 (C'news Actus Dothy)

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur samedi 31 mars 2018

Amoureuse du chant d’où qu’il vient, la chanteuse internationale soupire : « Ce sont beaucoup de coups de cœur. Et, à travers les morceaux des autres, j’essaye d’exprimer des émotions. »

Depuis quelques années l’antillaise sillonne la planète pour se produire sur scène. L’Australie, elle adore : « j’ai eu une première occasion de jouer là-bas, puis j’y suis allée plus régulièrement pour chanter. C’était au départ une histoire personnelle, puis c’est devenue une histoire d’amour avec le pays, car j’adore l’Australie. J’ai eu la chance aussi de jouer en Espagne. Je reviens d’Equateur. Je vais là où la musique me porte. Je n’ai pas de frontières. Je vais là où j’ai l’occasion de chanter avec grand plaisir  ».

Elle a des envies Tricia, d’énormes et elle éclate de rire : «J’ai toujours envie de chanter. Mais j’ai envie de faire plus que cela encore. J’ai envie de parcourir le monde. A notre époque, on a besoin d’amour, c’est cela que j’essaie de transmettre, beaucoup d’amour, beaucoup de chaleur. C’est mon combat de tous les jours ».

Avant de retourner sur la scène du Jazz-Café, elle conclut : « David Fackeure et moi, on a vraiment beaucoup donné dans cet Album. J’ai envie que les gens puissent ressentir toutes cette émotion que nous portons et que nous avons mis dans « Usawa ».

Tricia Evy chante « avec bonheur » des standards de Biguine (ci-dessous Jou Ouvè de Paulo Rosine) ou de Jazz mais ses musiciens sont tous européens, nous l’avons interpellée. Voici sa réponse :

JAZZ CAFE 2 (C'news Actus Dothy)

JAZZ CAFE 2 (C'news Actus Dothy)

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur samedi 31 mars 2018

Tricia Evy nous ouvre son agenda, surbooké : « Je pars le 6 avril en Guadeloupe pour me produire au Yacht Club. Je continue mes concerts tout en faisant la promotion de mon troisième Album qui sera dans les bacs dès le vendredi 30 mars. »

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy

JAZZ CAFE (C'news Actus Dothy)

JAZZ CAFE (C'news Actus Dothy)

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur samedi 31 mars 2018

Images C’news Actus Dothy