La famille française, Moulin-Fournier, enlevée au Cameroun a été libérée

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[Mise à jour le vendredi 19 avril à 20:00]

Les sept Français, pris en otage en février et libérés vendredi, seront accueillis à l’aube par François Hollande, à l’aéroport d’Orly.

Deux mois jour pour jour après leur enlèvement dans l’extrême nord du Cameroun, les ex-otages ont quitté la capitale camerounaise en compagnie du ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius, arrivés en fin de matinée à Yaoundé pour rencontrer la famille, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le président François Hollande accueillera la famille Moulin-Fournier samedi au pavillon d’honneur de l’aéroport d’Orly. Il se dit soulagé de cette libération et assure qu’aucune rançon n’a été versée.

[Article publié le vendredi 19 avril à 06:00]

L’Elysée a confirmé vendredi 19 avril la libération de Tanguy et Albane Moulin-Fournier, ainsi que leurs quatre enfants et le frère du père, après deux mois de captivité. C’est la fin d’un calvaire pour cette famille et leurs proches.

Libres ! Les Moulin-Fournier sont libres. Dans un premier temps, c’est Paul Biya, le président du Cameroun, qui a annoncé la nouvelle vendredi 19 avril : les otages sont « sains et saufs ». Puis les services de l’Elysée l’ont confirmée, et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a assuré qu’ils étaient « heureux et en forme ».

La famille Moulin-Fournier  se trouve actuellement à l’ambassade de Yaoundé. «Les enfants vont bien. Nous sommes tellement heureux de retourner au Cameroun, de pouvoir retrouver tous nos amis et tous nos frères camerounais. C’est presque avec les larmes que je vous le dis», a confié à son arrivée Tanguy Moulin-Fournier, le père de famille au visage amaigri, portant une longue barbe. Sa famille «reviendra (en France) dans quelques jours» a précisé le président de la République.

« M. Tangui-Fournier, son épouse Alban, son frère et les quatre enfants sont sains et saufs », précisait le communiqué, qui remercie « les gouvernements du Nigeria et de la France pour leur aide ».

Le père, la mère et leurs quatre garçons âgés de 5 à 12 ans résidaient depuis 2011 à Yaoundé où le père, Tanguy, est employé expatrié du groupe GDF Suez. Cyril Moulin-Fournier, le frère de Tanguy, qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances.

La famille avait été enlevée dans le nord du Cameroun où elle était allée visiter un parc national.

Leurs ravisseurs se réclamaient de la secte islamique Boko Haram, active dans le nord du Nigeria, une zone troublée depuis plusieurs années par des attentats et des assassinats, réprimés dans le sang par les forces de sécurité nigérianes.

Dans deux vidéos, diffusées les 25 février et 18 mars, les ravisseurs exigeaient, en échange de la libération des Français, celle de membres de leur groupe, prisonniers au Nigeria et au Cameroun.

Laurent Fabius s’est immédiatement rendu sur place. Les gouvernements nigérian et français auraient joué un rôle important dans cette opération.