La Guadeloupe perd ses habitants, les Abymes en tête

Au 1er janvier 2018, on dénombre 387 629 personnes qui vivent en Guadeloupe. Depuis 2013, l’archipel a enregistré une baisse de sa population de 0,7% par an, soit près de 14 500 habitants de moins.

L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques vient de publier son dernier flash sur le recensement de la population.

Aussi, entre 2013 et 2018, la Guadeloupe enregistre 2 700 habitants en moins chaque année, soit l’équivalent de l’archipel des Saintes.

« Cette baisse de la population s’explique par un plus grand nombre de départs d’habitants que d’arrivées sur le territoire et par un faible excédent naturel ».

La population augmente seulement dans cinq communes

Sur cette période, les populations qui affichent le repli le plus marqué sont les Abymes (- 4 878 habitants), Saint-François (- 2 432) et Basse-Terre (- 1 104).

Au final, selon l’INSEE, seules cinq communes de Guadeloupe voient leur population augmenter entre 2013 et 2018.

Il s’agit de Baie-Mahault (+ 1 178 habitants), de Lamentin (+ 639), de Petit-Bourg (+ 483), de Saint-Claude (+ 216) et de Petit-Canal (+ 155).

Martinique en baisse, Guyane en hausse

Par ailleurs, il faut savoir que la Guadeloupe et la Martinique sont les seules régions de France dont la population diminue entre 2013 et 2018.

L’île sœur voit le nombre de ses habitants diminuer de 0,9% sur la période, soit une perte de 3 350 en moyenne chaque année.

La Guyane, quant à elle, voit sa population progresser de 2,5% soit 6 400 habitants supplémentaires par an. Plus vite que sur le plan national : +0,4%.

Le contraste des Iles du Nord

Et puis en ce qui concerne les Iles du Nord, au 1er janvier 2018, ce sont 34 065 qui personnes résident à Saint-Martin et 10 124 à Saint-Barthélemy.

Sur la période 2013-2018, marquée par le passage de l’ouragan Irma, la population de Saint-Martin, diminue de 0,9% soit environ 300 habitants par an.

A contrario, la population de Saint-Barthélemy augmente de 1,8% , grâce à un solde naturel positif et un fort excédent migratoire.