La justice dit « non » au projet de GBH d’un centre commercial à Sainte-Luce

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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La justice vient de rendre un avis défavorable au projet du groupe GBH de construction d’un centre commercial de 2 900 m² en Martinique, à Sainte-Luce, dont un hypermarché Carrefour de 2.400 m² au lieu-dit Pont Café, à Corps de Garde, selon une information de Martinique La 1ère.

Il s’agit d’une première victoire pour la mairie de Sainte-Luce, dans cette bataille qui l’oppose depuis plusieurs années au groupe GBH, appartenant à l’homme d’affaires martiniquais, Bernard Hayot.

Le groupe GBH n’a fait pour le moment aucun commentaire de la décision du tribunal. On ignore s’il fera appel de la décision de justice ou s’il renoncera tout simplement à son projet.
Du côté de la mairie de Sainte-Luce, le maire n’exclut pas de s’exprimer prochainement.

Quoiqu’il en soit, en déboutant le groupe GBH, les juges ont à l’évidence porté un coup à l’expansion de Bernard Hayot dans le secteur de la grande distribution où il est déjà propriétaire de plusieurs centres commerciaux sur l’île dont des hypermarchés Carrefour.

Il se trouve déjà en situation de quasi monopole.
Farouchement opposée à ce projet, la municipalité de Sainte-Luce avait fait classer en zone boisée une partie du terrain où le centre commercial devait être implanté. Elle avait fait valoir le risque de disparition des petits commerces dans le bourg.

Mais le groupe GBH avait saisit la justice en 2019, après la modification du plan local d’urbanisme de la ville par la municipalité.
Il y a un peu plus de deux ans c’est le permis de construction de la galerie marchande qui avait été suspendu.

Plus qu’une victoire juridique, c’est aussi un symbole, car en 2015, ce projet de centre commercial à Sainte-Luce avait été accepté par la commission nationale d’aménagement commercial, à Paris.

90 commerçants de la commune de Sainte-Luce avaient signé, en vain, une pétition contre le projet, craignant pour la survie des petits commerces mais . Les arguments de la municipalité et ceux des commerçants n’avaient pas été entendus.