La Martiniquaise, Aurélie Boisnoir, lauréate du prestigieux prix « Jeunes Talents » l’Oréal-Unesco « Pour les Femmes et la Science »

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, France, Martinique
Mots clés : ,

La Martiniquaise, Aurélie Boisnoir, lauréate du prestigieux prix « Jeunes Talents » l’Oréal-Unesco « Pour les Femmes et la Science »

Quatre chercheuses provenant des Antilles et de la Guyane sont récompensées du prestigieux Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco « Pour les Femmes et la Science » qui distingue 35 Jeunes Talents sélectionnées par un jury international d’excellence parmi 700 candidatures au niveau mondial.

L’édition 2020 se déroule du 2 au 12 octobre à l’occasion de la semaine de la Fête de la science. Différentes catégories sont distinguées : biologie, chimie-physique, ingéniérie, mathématiques et informatique, médecine et sciences de l’environnement et de la terre.

Deux chercheuses venant de la Martinique, une de Guyane et une de Saint-Martin figurent ainsi parmi les 35 candidates retenues pour leurs travaux d’excellence.

A 30 ans, la chercheuse martiniquaise, Aurélie Boisnoir a mis « la Mer des Caraïbes sous bonne surveillance ». Elle doit son prix à ses recherches
sur la toxicité de la ‘ciguatera’ aux Antilles Françaises, au sein de l’Ifremer de Martinique où elle réalise un post-doctorat. Ses travaux ambitionnent de faire avancer la recherche sur les dinoflagellés benthiques – des microalgues présentes dans les eaux des Caraïbes. Ces dernières occasionnent de nombreux problèmes sanitaires dans la région et ont tendance à proliférer vers les zones tempérées.

« Ne t’inquiète pas maman, je serai un jour lauréate de ce prix », disait-elle à sa mère, à l’époque où étudiante à l’Université Pierre et Marie Curie, à Paris, elle prenait conscience des sacrifices de ses parents pour financer ses études.
«Je suis très contente que la biologie marine intéresse de plus en plus de jeunes ultramarins. C’est toujours avec plaisir que je réponds aux questions car je suis convaincue que nos jeunes ont du potentiel ! Il nous faut susciter des vocations en parlant de nos métiers », écrit-elle sur compte tweeter.

Aurélie Boisnoir, habite Ducos mais elle est originaire du François.

Jordane Corbeau habite Le Carbet. C’est une Martiniquaise d’adoption. Son terrain de prédilection : « Prédire toujours mieux les séismes ». Passionnée par les sciences de la vie et de la terre, elle se dédie aux géosciences et se spécialise en géophysique et en sismologie.

Dans le cadre de ses travaux de thèse, elle découvre la région des Caraïbes et s’intéresse plus particulièrement à Haïti après le terrible tremblement de terre qui secoua l’île en janvier 2010. À la suite de son doctorat, elle intègre l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Martinique où elle poursuit ses recherches sur l’activité sismique de la frontière de la plaque Caraïbe.

Lorène Jeantet vient de la Guyane. Elle veut « comprendre les tortues marines pour mieux les protéger », tandis que Stéphanie Jacquet, de Saint-Martin, entend « apporter sa pièce au grand puzzle des relations entre virus et hôtes »