La martiniquaise, mannequin «atypique» défile à l’international, de Paris, Milan, Londres, Lisbonne à Hong Kong

« Le changement se fait pas à pas » mais il est radical, affirme Maylys Lheureux.

Maylys Lheureux est aujourd’hui un mannequin d’envergure internationale, profil dit « atypique » dans la mode, elle reconnaît que les « choses » ont radicalement changé pour les personnes non caucasiennes. « Et c’est tant mieux, pour nous » se félicite la jeune martiniquaise, qui dévoile ses ambitions dont celui, le plus attendu, est de défiler en Afrique, un pays que l’on sous estime encore» pense le Top model.

9 ans sont passés quand, avec fougue, elle tentait «de faire sa place» dans l’industrie de la mode. Coupe afro, cheveux crépus, teint mate, noir, basané ou avec une peau très claire comme Maylys Lheureux, les défilés ne courtisaient pas ces profils jugés trop atypiques. Doucement, avec l’appui des réseaux sociaux, les mentalités évoluent et les mannequins du type de l’antillaise sont en vogue. Maylys Lheureux va où le vent l’emmène désormais. Les contrats sont nombreux, et depuis deux ans, le mannequin voyage d’un continent à l’autre. Les Agences la recrutent plus facilement et Maylys est dans les castings de différentes agences de mode : «En 2019, j’ai passé trois ans à Milan car j’ai signé avec une nouvelle agence là-bas. J’ai beaucoup voyagé au Portugal, un pays où le e.commere fonctionne bien. Et voilà la Paris Fashion Week qui commence cette année, bientôt celle de Septembre sera en préparation. Çà fait presqu’un an que je n’ai pas de maison, c’est un peu mon quotidien d’être en déplacement. »

De ses fréquents voyages, Maylys Lheureux peut retenir de belles expériences comme ces shootings dans des montgolfières à Marrakech « Une expérience incroyable ! ». Repérée par des créatrices d’Afrique du Nord, son vœu reste pourtant, celui de se rendre en Afrique Noire. En attendant elle perce dans le milieu européen et s’en réjouit : « Je confirme, j’ai effectivement embrassé une carrière internationale, il y a deux ans, j’ai commencé à voyager énormément. Ma carrière se concentre essentiellement en Europe, un peu en Afrique du Nord. J’espère aller beaucoup plus loin, toucher le continent américain, très ouvert sur les profils atypiques. L’Afrique me tente, je voudrais me rendre sur le continent africain, parce que je pense qu’il a énormément de potentiel. A mon avis, le continent noir est sous estimer, j’aimerais faire une expérience dans la mode, là-bas. »

2020, un voyage à Hong Kong en mars, un autre en Afrique du Sud à Cape Town, Maylys  commence son année dans les avions. Quant aux Antilles, d’où elle est originaire, Maylys Lheureux a des idées pour cet Archipel.

Pour l’heure, le Top model profite du changement qui s’opèrent dans le secteur de la mode. Des influenceuses internationales ont permis aux profils atypiques de se faire une place dans l’industrie de la mode et à l’international. Toujours vigilante, elle constate cependant que même si les profils comme le sien sont devenus commerciaux, n’empêche, ils sont peu nombreux dans les grands défilé donc, elle dit  : « Non, Noire n’est pas une mode » comme l’écrivait une chroniqueuse dans le magazine ELLE Allemand.

Maylys Lheureux en coulisses pendant la journée « Oriental Fashion Week » qui se déroulait au Carrousel du Louvres à Paris, lundi 20 janvier 2019 dans le 1er arrondisssement :

Reportage Carrousel du Louvre : Dorothée Audibert-Champenois
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