La présidente de l’UAG communique suite à la suspension de Fred Célimène

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Le Directeur du CEREGMIA, Fred Célimène, ainsi que son adjoint, Kinvi Logossah, sont depuis ce 26 mai suspendus de leurs fonctions, pour une durée de 12 mois. C’est par voie d’huissier qu’ils ont reçu de la présidente de l’UAG, Corine Mencé Caster, leurs notifications avec effet immédiat. Les avocats de Fred Célimène ont déposé un recours en référé devant le tribunal administratif de Fort-de-France pour contester le bien fondé de l’arrêté de suspension.

Dans un communiqué « la présidente de l’Université des Antilles et de la Guyane entend rétablir la vérité, en regard d’un certain nombre de discours qui circulent » suite à ces suspensions de fonctions.

« 1. Les mesures de suspension prises à l’égard de Fred Célimène et Kinvi Logossah l’ont été,suite aux préconisations de la mission d’Inspection Générale (IGAENR), mandatée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, qui a rendu son rapport définitif, à l’issue d’une phase contradictoire où les intéressés ont pu répondre. Il s’agit de mesures conservatoires, dans l’attente de poursuites disciplinaires.

2. La décision a été préparée avec les services juridiques du Ministère et de l’UAG, après concertation avec les cabinets du Ministre et de la secrétaire d’Etat et les recteurs. Les arrêtés ont été établis en bonne et due forme. Naturellement les intéressés ont ,comme pour toute procédure, la possibilité de recourir aux voies de recours légales pour contester la décision. Cette possibilité leur est notifiée sur leur arrêté.

3. Il n’y a aucune dimension politique ou personnelle dans cette affaire du côté de l’université,mais seulement des mesures conservatoires pour préserver l’intérêt de l’établissement et le sécuriser financièrement et juridiquement, conformément aux recommandations de la Cour des Comptes et de l’IGAENR.

4. Depuis 2010, le nécessaire a été fait pour sécuriser les heures complémentaires. Tous les rapports d’expertise les plus récents convergent à dire que le CEREGMIA, dans son fonctionnement actuel, est le facteur de risque juridique et financier le plus sérieux qui pèse sur l’Université.

5. Rappel : à ce jour, trois rapports ont été fournis : ceux des magistrats de la Cour des Comptes, du Sénat et de l’IGAENR, organes réputés pour leur indépendance. Existent aussi trois rapports de la Préfecture sur des projets du Ceregmia, émargeant aux fonds FEDER dont certains présentent un taux d’inéligibilité des dépenses de plus de 90%.

Le Procureur de la République a également indiqué qu’une information judiciaire a été ouverte pour soupçons graves d’escroquerie et de détournements de fonds au détriment de l’Europe, en bande organisée ».

La Présidente de l’UAG
Corinne MENCE-CASTER

Schoelcher, le 28 mai 2014 »

Photo : guyane 1ère