Lancement du Plan d’action Chlordécone 4 en Martinique : Ouverture d’une grande consultation publique dès ce jeudi

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Dans le cadre du plan d’action contre la pollution de la Martinique à la chlordécone, la préfecture annonce le lancement d’une « grande consultation publique » à partir de ce jeudi 19 novembre 2020 afin d’associer la population aux mesures proposées dans le Plan Chlordécone 4. Les grandes orientations de Plan chlordécone 4 sont d’ores et déjà présentées ce mercredi aux membres du Comité de Pilotage local (COPIL). Mais ce plan attendu depuis deux ans ne fait pas l’unanimité.

La consultation publique a pour objectif de permettre à la population de « consulter les orientations » du Plan chlordécone 4 et de «soumettre » son avis « sur les mesures proposées », explique mercredi la Préfecture de la Martinique sur son site officiel FB.

La population peut également « transmettre » des « propositions complémentaires ». Un lien pour cette consultation publique sera publié le jeudi 19 novembre sur le site de la Préfecture.
Annoncé en septembre 2018 par le Président Macron, lors d’une visite en Martinique, le Plan chlordécone 4 n’est toujours pas bouclé, même si sa finalisation touche à son terme. Ce sont donc les grandes orientations du Plan qui sont présentées ce mercredi par le Préfet Stanislas Cazelles aux membres du Comité de Pilotage Local (COPIL).

Le plan porte sur trois thèmes : la santé, l’alimentation et l’environnement, l’objectif étant de protéger la santé des populations, l’environnement, produire une alimentation locale, saine et durable et d’atteindre « le zéro chlordécone ».

Sur l’aspect socio-économique, le plan propose un soutien au développement des secteurs les plus affectés par cette pollution comme l’agriculture, l’élevage et la pêche.
Le plan comporte aussi un volet pour les travailleurs agricoles très impactés par la contamination à la chlordécone.

Plusieurs associations ont déjà fait entendre leur déception et dénoncé le retard pris dans l’élaboration de ce Plan dont elles craignent un financement insuffisant. La plupart des acteurs préféraient une loi-cadre sur 20 ans qui prendrait en compte de manière plus globale les conséquences de cette crise sanitaire dans laquelle plus de 90 % des Martiniquais ont été contaminés et leur faune et leur flore polluées pour 700 ans.