Le blocage des écoles en Martinique pourrait se poursuivre après les vacances de carnaval

Les grévistes sont déterminés. « Martinique mobilisée jusqu’au retrait des réformes » ou encore « Grève ou crève » a-t-on pu lire sur les pancartes des manifestants lors du vidé silencieux organisé à l’occasion du dimanche gras à Fort de France. Le message est clair et le blocage des écoles en Martinique pourrait se poursuivre à la rentrée.

Ce vendredi 21 février à la Pointe des Nègre, la suite du mouvement a été voté en AG, et le lundi 9 mars, jour de rentrée des classes, un autre vote aura lieu pour confirmer ou informer la poursuite de la mobilisation.

Mais les parents d’élèves sont exaspérés et multiplient les actions pour réclamer la reprise des cours. Pétition en ligne, ou encore coup de gueule sur Facebook : Nous sommes exaspérés par un mouvement de blocage qui met à mal cette belle Ecole et prend nos enfants en otages.
Le droit de grève est légal , le blocage, lui, est illégal … Nous, parents , demandons la fin du blocage illégal et la réouverture des écoles , collèges et lycées dans toute la Martinique ». Certains ont même tenté de débloquer les écoles par leur propre moyen.

De leur côté, les enseignants se défendent et regrettent que les parents ne soutiennent pas le mouvement :

La vie est un combat, il paraît et nous n’avons choisi ni le terrain, ni l’adversaire. Mais nous savons que résister est notre devoir non seulement pour nous citoyens d’aujourd’hui mais pour le bien-être des citoyens de demain. Car, c’est aujourd’hui qu’on essaie de voler leur avenir et de porter atteinte à leurs libertés.

Si un parent ne comprends pas cela c’est qu’il a déjà perdu la bataille dans son cœur ou qu’il n’aime pas ses enfants soit disant chéris. L’union fait la force et ce n’est pas pour de la brioche que cette lutte a lieu. C’est tout un système qui nous étouffe depuis bien trop longtemps dont il est question. Cette fabrication de crétins doit cesser.

Hors de question que le corps enseignant soit partenaire de cette production de masse d’enfants qui recevraient les moyens nécessaires à sa propre mise en esclavage. Ces parents vont dans la rue le 22 mai. Mais ils ne comprennent pas que la vraie liberté se gagne chaque jour. Et qu’ils faut être attentifs face à la dérive des ignorants et des puissants aux pouvoirs.

Photo : Thierry Cayau