Le blocage des établissements scolaires s’étend en Martinique

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La mobilisation contre la suppression des contrats aidés qui touche le monde de l’éducation en Martinique ne faiblit pas. Après le second degré, lycées et collèges, qui a été progressivement touché dans une grande ampleur depuis le début de la semaine, les syndicats à l’origine du mouvement ont décidé de l’étendre à un nombre important d’écoles également ce vendredi 15 septembre.

Le SE-UNSA Martinique notamment appelle tous les personnels des écoles à se mobiliser ce vendredi en rappelant que le préavis de grève est illimité et a pris effet depuis le 7 septembre.

C’est le cas à Ducos : « La ville de Ducos informe les administrés qu’en raison d’un mouvement de grève, les écoles primaires (maternelles et élémentaires) et les services municipaux sont fermés Jeudi 14 Septembre 2017. Merci de votre compréhension » indique la municipalité. Davantage d’établissements scolaires de l’île seront donc fermés ce vendredi 15 septembre. 

D’autres communautés scolaires du second degré ont décidé de rejoindre le mouvement, c’est le cas du lycée professionnel de Chateauboeuf à Fort de France.

Ces différentes perturbations obligent les parents à trouver des solutions pour garder leurs enfants ou les confier à quelqu’un.

Mobilisation au rectorat

Plus de 300 manifestants se sont rendus hier jeudi au rectorat à Terreville à Schœlcher. Une délégation d’une quinzaine de personnes a été reçue dans la matinée. Les manifestants ont voulu sensibiliser l’Etat à savoir le préfet et la rectrice sur la conséquence de la suppression des quelques 500 contrats aidés dans l’éducation dans toute la Martinique.

Mais la rectrice n’était pas présente. Les manifestants ont donc décidé de revenir au rectorat ce vendredi 15 septembre à 9 heures pour avoir un échange direct avec elle.

Réactions de la CTM

Dans un communiqué, le Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, Alfred Marie-Jeanne apporte les précisions suivantes, à propos de la création du dispositif « des contrats aidés » Il rappelle qu’il relève de la seule compétence de l’Etat.

En réalité, c’est un coup de pouce donné à ceux qui sont en recherche d’emploi.

Néanmoins, cela n’implique pas obligatoirement une embauche, lorsque le contrat se termine.  Pour contribuer à la mise en place de cette initiative en Martinique, la Collectivité Territoriale a signé, en 2016, une convention sur deux ans avec la Préfecture, pour un montant de 2,8 millions d’euros.

Par ailleurs, dans un courrier (à lire ici)  adressé au premier ministre Edouard Philippe, le Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique Alfred Marie-Jeanne interpelle l’Etat sur la problématique que soulève la diminution des contrats aidés

Photos : F. Scaron

 


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