Le caporal Loïc Liber est sorti de l’hôpital tétraplégique


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Loïc Liber, devenu tétraplégique après l’attaque de Montauban, a été transféré dans un centre de rééducation. Le seul rescapé des quatre militaires pris pour cible par Mohamed Merah en mars dernier a quitté l’hôpital, il y a quelques jours. Le caporal Loïc Liber, 27 ans, est en effet sorti du centre hospitalier de Toulouse en fin de semaine dernière, selon une information de la Dépêche du Midi. Désormais tétraplégique, le jeune parachutiste antillais du 17e RGP de Montauban a été transféré dans un centre de rééducation spécialisé, situé à deux heures de Toulouse.

Le 15 mars à Montauban, Merah avait ouvert le feu sur Loïc Liber ainsi que sur deux autres soldats. Non loin d’une caserne militaire, les trois hommes retiraient du liquide à un distributeur quand le tueur était arrivé en scooter. Descendant du véhicule, il les avait mis en joue avant de procéder à une froide exécution. Ainsi, Mohamed Legouad, 24 ans, avait tout d’abord été tué d’une balle dans la tête. Puis Abel Chennouf, 25 ans, s’était écroulé à son tour. Blessé mais vivant, ce dernier avait tenté de ramper avant d’être achevé à bout portant.

Touché à la gorge et à la moelle épinière, Loïc Liber a survécu à ses blessures. «Il a subi d’importantes opérations et depuis ce drame, sa famille est auprès de lui», indique un officier du Sirpa-Terre en précisant que Loïc Liber reçoit par ailleurs de nombreuses visites de militaires. «Son régiment a décidé de mettre en place une navette deux fois par semaine pour que les soldats rejoignent facilement le centre de rééducation spécialisé et puissent continuer à le voir.»

Mohamed Merah avait ensuite changé de cible et s’en était pris aux enfants et au personnel du collège-lycée juif Ozar Hatorah à Toulouse. Un professeur, Jonathan Sandler, et ses deux enfants de 5 et 4 ans, avaient été tués ainsi que la fille du directeur de l’établissement.

Dans la fusillade, un autre élève de 15 ans, Aaron Bijaoui, avait été atteint aux poumons. Le jeune garçon a pu, quant à lui, quitter le centre hospitalier toulousain dès le 12 avril dernier et rejoindre sa famille dans le sud-est de la France. «Ce qui est le plus difficile pour moi, c’est de respirer, avait-il confié à Nice-Matin au sortir de l’hôpital. La balle a perforé mes deux poumons. Aussi, le moindre mouvement, le moindre pas nécessite beaucoup d’effort. Tout ce que je veux, c’est me reconstruire.»

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