Le coronavirus ne survit pas dans l’eau de mer

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Le coronavirus ne survit pas dans l’eau de mer a annoncé l’Ifremer. Voilà une nouvelle plutôt rassurante en ce débute de week-end de l’Ascension. De plus, hier, 12 communes ont accepté de rouvrir leurs plages en Martinique.

Le coronavirus ne survit donc pas dans l’eau de mer, selon les premiers résultats d’une étude menée par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

« Les résultats des premières analyses moléculaires (…) sont négatifs : aucune trace du coronavirus SARS-CoV-2 n’a été détectée dans les échantillons d’eau de mer et de mollusques analysés », a annoncé l’Ifremer.

L’Ifremer a procédé à trois prélèvements en divers endroits du littoral français. Deux échantillons de moules et 19 d’huîtres creuses ont eu lieu entre le 22 et le 27 avril dernier. Enfin, quatre litres d’eau de mer pouvant être affectées par des rejets humains ont été puisées dans des zones du réseau d’observatoires pour la recherche en microbiologie environnementale intégrée (ROME). Parmi les 21 coquillages, 6 ont révélé la présence de norovirus signant une contamination humaine mais aucun n’a été constaté positif au coronavirus.

La mer pourrait-elle être source de médicaments contre le coronavirus ?
Philippe Goulletquer, océanographe, directeur adjoint à la direction scientifique de l’Ifremer : « le milieu marin peut être source de médicaments, notamment de molécules antivirales issues par exemple d’éponges ou d’algues. La griffithsine, molécule isolée à partir d’algues rouges, a déjà démontré son pouvoir inhibiteur sur le virus à l’origine de l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) de 2003. La question pourrait donc se poser de l’utilisation de telles molécules pour lutter contre le coronavirus ».