Le Groupe Monplaisir doit 22,5 millions d’euros aux impôts et à l’Urssaf Martinique

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C’est en  fourrant son nez dans l’état des créances du groupe Monplaisir au tribunal de commerce de Fort-de-France que Le Canard Enchaîné a fait cette découverte. Le groupe Monplaisir présent dans l’environnement, l’immobilier, le tourisme, l’énergie et industrie, doit 22 millions d’euros de dettes aux organismes sociaux et fiscaux de Martinique.

« Entre le 23 août 2010 et le 22 janvier 2013, par exemple, la Sécurité sociale et les instituts de retraite ont présenté 26 ardoises à Sofinpar, qui chapeaute le pôle environnement (du groupe Monplaisir, ndlr) pour un total de 1 442 392,29 euros. Et le Trésor s’est fendu de trois rappels de créance, s’élevant à 264 413,85 euros » écrit l’hebdomadaire.

D’autres ardoises viennent compléter le tableau, parmi les 22 filiales du groupe, pour atteindre un total de 22,5 millions. Ce qui pose quand même un problème pour un groupe qui emploie plus de 1.400 salariés et engrange un chiffre d’affaires de 117 millions d’euros, selon Le Canard Enchaîné.

Le journal précise que le groupe Monplaisir bénéficie des aides de la Région Martinique, qui lui a accordé « 1,5 million d’euros en mai 2011, avec une touchante unanimité ». « Une curiosité bien connue des banques locales » ajoute Le Canard, « puisque les dettes du secteur hôtelier martiniquais vis-à-vis des organismes sociaux avoisine les 40 millions ».

Contacté par l’hebdomadaire, Yan Monplaisir, l’un des dirigeants du groupe (et par ailleurs patron de l’UMP locale) a expliqué : « Ce dont vous êtes le témoin aujourd’hui n’est ni plus ni moins qu’un épisode, la vie de notre île », avant d’ajouter que son groupe « assurera, comme il l’a toujours fait, l’intégralité de ses obligations ».

Un peu plus tard, Yan Monplaisir a démenti la réalité des informations diffusées ce matin par le Canard Enchaîné. Il affirme que les dettes sociales et fiscales de son groupe ne sont pas de plus de 22 millions d’euros. Il accuse, Henry Ernoult, du groupe Cogit en concurrence directe pour la reprise du casino batelière, de tentative de déstabilisation. Selon Yan Monplaisir, l’objectif d’Henry Ernoult est de garder le monopole des casinos aux Antilles Guyane.

A ces graves accusations, Henry Ernoult, se dit surpris par de tel propos et précise qu’il n’est pas responsable de la publication de cet article car il n’a aucune relation avec les journalistes de l’hebdomadaire.

Source : la1ère.fr

Photo : groupemonplaisir.com