Le maire de Ducos retire le permis de construire pour la station d’essence et le fast food prévus sur le site du Bout du Monde, à Génipa

Le maire de Ducos, Aurélie Nella, a retiré à la Société Sol Antilles Guyane et ADM Food Services un permis de construire prévoyant la construction d’une station d’essence et d’un fast Food sur le site du Bout du monde, au quartier Génipa.

« Le permis de construire a fait l’objet d’un retrait en date du 6 aout et a été transmis le 17 août en sous-préfecture du Marin pour contrôle de légalité », écrit Aurélie Nella dans un courrier en date du 25 aout adressé à l’Assaupamar, association écologiste.

L’association avait saisi le maire le 30 juin 2020 pour lui demander de retirer le permis de construire à la Société Sol Antilles et à ADM Food Services (propriétaire de Burger King en Martinique), estimant que le permis était entaché d’irrégularités.

Aucune explication n’a été fournie quant aux irrégularités qui ont conduit le maire à prendre sa décision de retrait. Les écologistes soupçonnent notamment une transaction douteuse exigeant une modification du plan local d’urbanisme.
L’Assaupamar conteste ce permis de construire délivré par l’ancien maire de Ducos, Charles-André Mencé pour la construction d’une station-service et d’un Fast-food à Génipa, sur le site d’une ancienne salle de divertissement située en bordure de la route nationale 5.

Mais à l’origine l’endroit abritait une ferme d’agrotourisme tournée vers l’écologie.
« La Maire de Ducos à retiré le permis de construire délivré à

Sol Antilles Guyane et Adm Food Services sur le site Bout du monde à Ducos.Voilà ce que l’Assaupamar attend des élus », se félicite l’association écologiste sur sa page FB.

« Lorsqu’il y a illégalité du permis il faut savoir dire que l’on a fauté. Oui le permis est illégal, on ne peut pas construire une station d’essence à cet endroit ni de fast foot », affirme l’Assaupamar.
L’illégalité de l’autorisation d’urbanisme peut avoir plusieurs cause d’irrégularités de forme comme de fond : non-consultation des commissions spécifiques au type de projet, l’incompétence du signataire de l’arrêté de permis, non-respect de l’obligation de recours à un architecte, non-respect des règles d’urbanisme, etc.

Le maire peut aussi retirer de lui-même un permis de construire dès lors qu’il s’aperçoit de son illégalité. Dans ce cas, il prend alors un arrêté de retrait. Cet arrêté annule purement et simplement le permis. Il est alors considéré comme n’ayant jamais existé.