La maison d’un martiniquais détruite par l’ONF au François

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Le mardi 26 Mars 2019, les services de l’Etat ont procédé à la déconstruction de la maison de Monsieur Joseph Nomis 70 ans, située sur une partie de la forêt domaniale appartenant à l’Etat au quartier Monérot au François. Dans un communiqué la ville du François réagit :

Le maire, Joseph Loza , rappelle que depuis le début de cette procédure, la ville du François, représentée à l’époque par le Sénateur-maire Maurice ANTISTE, a soutenu la demande de régularisation effectuée par monsieur Nomis.

Cette affaire qui oppose l’office National des Forêts (ONF) à monsieur Nomis a fait l’objet d’une décision de justice qui a été exécutée ce jour par les services compétents de l’Etat à grand renforts d’escadrons de gendarmerie aussi bien en mer que sur terre.

Le Conseil municipal regrette qu’une régularisation n’ai pu être obtenue dans cette affaire malgré le soutien de longue date de la ville.

Le Maire et son conseil municipal soutiennent que les situations des occupants sans titre de la zone des 50 pas doivent être étudiées et traitées de manière équitable.

Selon l’Assaupamar qui s’est fortement mobilisé pour tenter d’empêcher la destruction de la maison en vain, « Mr Nomis étant un occupant historique, c’est à dire bien avant 1980, donc en 1936 , devait bénéficier automatiquement de régularisation« . Dans cette affaire, l’association écologique dénonce deux poids deux mesures :

L’assaupamar demande le départ du DIRECTEUR de l onf qui s s’évertue à persécuter les Martiniquais sur le littoral tout en permettant des passe- droits pour les békés sur le même littoral alors que son prédécesseur à la direction de l onf avait reconnu que Mr Nomis étant un occupant historique, c est à dire bien avant 1980, donc en 1936 , devait bénéficier automatiquement de régularisation. Le seul bémol que l’ onf prétendait c’était le risque de tsunami.

Cependant Ce même risque menace Mme Hayot de Pompignan sans qu’ elle soit inquiétée. En toute méconnaissance des engagements de son prédécesseur , sans explication aucune, le nouveau directeur a commis une faute inexcusable en écrasant la maison de Mr Nomis. Il est donc coupable de discrimination!

MR Nomis ne bénéficie pas du même traitement accordé à mme Hayot de pompignan sur le même territoire et le même objet.