Le ministre de l’Education nationale n’exclut pas la fermeture de quelques classes ou écoles, mardi, en raison du Covid-19

Le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer n’exclut pas que quelques classes ou écoles soient fermées, mardi, jour de la rentrée, en raison de la circulation active du Covid-19 dans certains territoires, mais il plaide pour que ce soit « le moins possible ».

«Cela se décide par une analyse quotidienne au jour le jour, en fonction de la situation sanitaire de chaque territoire. Il y en aura, mais le moins possible», déclare Jean-Michel Blanquer le 30 août, au Journal du Dimanche (JDD).

Le ministre n’exclut pas non plus l’éventualité que des cours puissent être organisés dans des gymnases, mais précise toutefois qu’ils n’auront pas lieu en extérieur.

Le 1er septembre, quelque 12,4 millions d’élèves français doivent retourner en classe. Une rentrée qui ne sera pas comme les autres pour les élèves, après six mois sans enseignant devant eux, en raison de la crise du Covid-19.

Si tous les établissements scolaires sont tenus de rouvrir leurs portes, mardi, l’accélération de la circulation du Covid en France et dans les Outremers, avec l’apparition de nouveaux clusters, laisse craindre que certaines écoles pourraient décider de garder leurs portes closes.
« Tout le monde est prêt. Les règles sont connues, à la fois pour la reprise la plus normale possible, mais aussi dans le cas de scénario où il faudrait fermer des classes ou des établissements entiers », a de son côté indiqué au micro d’Europe 1, Edouard Geffray, le directeur de l’Enseignement scolaire au ministère de l’Education nationale chargé de l’organisation de la rentrée.

« Il est possible qu’il y ait quelques classes ou écoles fermées mardi », concède-t-il face à la dégradation rapide de la situation sanitaire ces derniers jours en France, « mais la règle, c’est tout le monde reprend », souligne-t-il.

« On a un protocole de traçage très précis. Lorsqu’il y aura un cas de confirmé dans une école, une procédure sera déclenchée pour établir les cas contacts, et faire les tests en moins de 48 heures », détaille le responsable gouvernemental.

L’Agence régionale de Santé décidera de son côté d’une fermeture, ou non, de la classe, voire de l’établissement, ajoute-t-il. Dans les colonnes du JDD, Jean-Michel Blanquer souligne, que pour les premiers jours de la rentrée, les parents pourront accompagner leurs enfants qui entrent en maternelle, tout en respectant les mesures sanitaires.

Le port du masque sera obligatoire pour tous les adultes et à partir du collège y compris à la récréation, ajoute-t-il, en précisant que celui-ci ne sera «pas obligatoire lorsqu’il est incompatible avec l’activité (prise de repas, nuit en internat, pratiques sportives, etc.)».
«On peut imaginer que dans les prochaines semaines ou les prochains mois, des mesures plus fortes s’appliquent dans certains territoires», a toutefois fait savoir le ministre.
De nombreux départements sont passés récemment en zone rouge dont la Martinique où le virus circule activement.

Grenelle des professeurs
Samedi un Collectif de médecins a appelé à durcir les mesures de précaution prévues dans le protocole sanitaire de l’Education nationale pour les écoles.

Selon ce collectif, le protocole «ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles». «L’école n’est pas prête. (…) Compte tenu du protocole en vigueur, rien ne semble empêcher les écoles de devenir des clusters» (des foyers infectieux) », alertent les signataires, dont l’infectiologue Karine Lacombe, le président du syndicat de médecins libéraux UFMLS Jérôme Marty et les créateurs du collectif Stop-Postillons.
Jean-Michel Blanquer dit avoir pris acte de leurs inquiétudes mais les invite à «échanger avec le ministère, ce sera plus constructif».

Le ministre annonce par ailleurs un « Grenelle des professeurs » afin de discuter de la hausse des rémunérations pour 2021.
Il promet des groupes de travail dès cette rentrée et une phase de négociations qui devrait débuter en novembre. «Des maîtres heureux, ce sont des élèves heureux», assure-t-il au JDD.