Le neveu de James Baldwin très critique à l’égard de la France « Mon oncle a souffert à Paris, il a été emprisonné»

Tejane, neveu de James Baldwin et de Toni Morrison était convié à la 16ème édition de la Plume Antillaise et d’Ailleurs.

Samedi 12 octobre 2019, Tejane neveu de James Baldwin et de Toni Morrison

Très discret durant le débat passionné qui s’est déroulé le samedi 12 octobre dans le 13ème arrondissement lors de la soirée d’hommages à l’écrivaine américaine Toni Morrison, il n’a pas hésité à prendre le micro. A propos de son oncle, l’écrivain James Baldwin, auteur du best-seller «Go Tell it on The Mountain», l’homme a tenu a rappelé dans quelles conditions, James Baldwin, L’auteur américain né pauvre à Harlem en 1924 , a vécu durant son séjour en France. Alors même que sa mémoire est honorée à travers de nombreuses récompenses cinématographiques ou littéraires, Tejane ne s’est pas fait prier pour réveiller les consciences.

Tejane à la Plume Antillaise et d’Ailleurs

En anglais, l’américain a tout d’abord remercié «tout le monde ici pour avoir fait un si beau rassemblement d’hommages à sa tante». Selon lui, c’est une grande surprise car «les américains ne savent pas à quel point les ouvrages de Toni Morrison sont bien accueillis en Europe, en particulier ici à Paris. ».

Camille Andrea-Rich et Eléonore Bassop (modératrice)

 

La suite de son discours a été traduit par sa compatriote Camille Andrea Rich, professeur d’anglais à paris depuis 30 ans : « Il (Tejane) est ému et voulait juste dire que son oncle James Baldwin était ici à Paris en 1959. Mais ce n’était pas exactement le beau voyage dont tout le monde parle aujourd’hui. Il a été mis en prison et il a beaucoup souffert. De même pour sa tante Toni Morrison, elle aussi a subi beaucoup d’épreuves. Comme les jeunes mères célibataires, elle a essayé de fonder une famille, seule, tout en écrivant. Elle a énormément souffert aussi avant de devenir la Toni Morrison que vous connaissez. Donc il faut en tenir compte et continuer à avancer à travers leurs œuvres. »

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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