Le « non » à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie l’emporte : Nouméa reste française, mais…

Suite du processus de réconciliation engagé depuis 3 décennies, la Nouvelle-Calédonie a décidé de rester française ce dimanche 4 octobre, le « non » à l’indépendance l’ayant emporté avec 53,26% des voix, selon les résultats définitifs du deuxième référendum d’autodétermination annoncés par le ministère des Outre-mer.

C’est une nouvelle victoire certes du « non », mais l’écart se resserre pour ce deuxième référendum sur l’indépendance de dimance car le « non » a obtenu 53,26% des suffrages contre 56,67% en 2018.

Le « oui » à l’indépendance a pour sa part récolté 46,74% des voix, en progression de plus de trois points.

Ce scrutin marque quoiqu’il en soit une progression de la cause indépendantiste, car avant le scrutin, les observateurs avaient anticipé un score bien supérieur du « Non », autour de 70 %.
La victoire du « Non » a par conséquent un goût de demi-échec pour les partisans de la France,
L’écart de voix entre les deux camps, qui était de 18.535 voix il y a deux ans, s’est réduit dimanche à 9.964.

Le président Emmanuel Macron s’est dit reconnaissant.
« C’est un deuxième rendez-vous démocratique réussi », a réagi le Président de la République quelques minutes après l’annonce des résultats du scrutin.

« Les électeurs se sont exprimés, ils ont majoritairement confirmé leur souhait de maintenir la Nouvelle-Calédonie dans la France. En tant que chef de l’État, j’accueille cette marque de confiance dans la République avec un profond sentiment de reconnaissance. J’accueille également ces résultats avec humilité », a-t-il déclaré.

Avec une participation record de près 86%, soit environ 5 points de plus qu’il y a deux ans, les quelque 180.000 électeurs de l’archipel se sont massivement déplacés pour répondre à la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? »

Un troisième référendum est possible d’ici à 2022, mais déjà les loyalistes rejettent cette éventualité tandis que les indépendantistes disent s’y préparer.
Le scrutin s’est déroulé sans geste barrière, ni masques, puisque l’archipel est exempt de Covid-19, grâce à une réduction drastique des vols internationaux et une quarantaine obligatoire pour tout arrivant.

Photo : upr.fr