Le port du masque « prohibé » pour les maternelles, « pas recommandé » en classe élémentaire et « obligatoire » dans les collèges

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, France
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Le port du masque reste indéniablement l’un des grands enjeux du plan de déconfinement pour éviter la transmission et la propagation du coronavirus, faute de vaccin.

Si Édouard Philippe a rappelé l’importance des gestes barrières et de la distanciation sociale, il a annoncé qu’il faudra désormais “ajouter le port du masque”.

Édouard Philippe est revenu sur la polémique concernant les masques et les directives contradictoires quant à l’utilité de le porter ou non.

“Beaucoup de scientifiques nous disaient au début de l’épidémie que le risque du mauvais usage était supérieur à l’intérêt de le porter. Je l’ai dit donc moi-même”, s’est-il justifié à l’Assemblée nationale lors de la présentation du plan de déconfinement progressif.
Que ce soit dans les transports en commun ou dans les écoles le port du masque sera obligatoire, à l’exception des maternelles où il sera prohibé pour les enfants, a indiqué Edouard Philippe.

Il en a même fait le premier point de son plan de déconfinement.
Le Premier ministre entend favoriser ce mode de protection qu’il juge « préférable » dans de nombreuses circonstances, et notamment à l’école.

Le port du masque sera obligatoire pour les collégiens et leurs professeurs.
« Nous fournirons de masques aux collégiens », a indiqué Edouard Philippe.
Le port du masque sera également obligatoire pour le personnel des crèches en raison de l’impossibilité d’appliquer une distanciation sociale avec les enfants de moins de 3 ans.
Il sera « prohibé » pour les enfants en maternelle, et « pas recommandé » pour les enfants d’école élémentaire, a dit le Premier ministre.

Il a toutefois souligné que des « masques pédiatriques » seront utilisés et mis à disposition des directeurs d’écoles pour certaines situations. Dans le cas par exemple d’un enfant présentant des symptômes du COVID19 et qui attend d’être pris en charge.
« Tous les enseignants et encadrants des établissements scolaires recevront des masques qu’ils devront porter quand ils ne pourront pas respecter les règles de distanciation », a souligné le chef du gouvernement.

Sur le volet du transport, le Premier a indiqué que le port du masque sera obligatoire à partir du 11 mai pour les usagers dans les transports en commun, y compris dans les bus scolaires.
« Le port du masque dans les transports est ardu, le respect des gestes barrières est difficile », a-t-il reconnu.

Pour éviter la projection de gouttelettes porteuses du virus, il sera également imposé aux conducteurs et chauffeurs de bus.

Idem pour les taxis et VTC qui ne sont pas équipés de vitres en plexiglas.
Les opérateurs des transports en commun ont trois semaines pour s’organiser afin « de faire respecter les gestes barrières », a dit le chef du gouvernement.

Il a prévenu qu’il faudra condamner un siège sur deux, tracer des marquages au sol pour assurer la bonne répartition sur les quais, se préparer à limiter les flux en cas d’affluence.
Le Premier ministre a indiqué que 70% du trafic de la RATP sera assuré.

Les déplacements entre département seront limités «au motif professionnel ou aux motifs familiaux impérieux ». « Il faut décourager les déplacements », a estimé le Premier ministre.

Le Premier ministre a promis qu’il y aura « assez » de masques le 11 mai. « Il y aura assez de masques dans le pays à partir du 11 mai. Notre responsabilité est d’organiser cet effort », a-t-il dit.

Les pharmacies, les buralistes et la grande distribution seront invités à vendre des masques jetables ou lavables. Les particuliers peuvent aussi les fabriquer eux-mêmes, a-t-il dit.