« Le Procès contre Mandela et les autres » le film inédit sur « Madiba », ses co-accusés et l’Apartheid

Nelson Mandela aurait eu 100 ans cette année. Ce mercredi 17 octobre 2018, un film de deux français, rend un nouvel hommage à « Madiba », le plus célèbre détenu d’Afrique du Sud, combattant acharné contre l’Apartheid, Nelson Mandela est resté plus de 27 ans en prison. Le film documentaire est sorti en salle ce mercredi 17 octobre 2018.

« Le Procès contre Mandela et les autres » est un documentaire de Nicolas Champeaux et Gilles Porte. Le film de 1h43, présenté en séance spéciale au dernier festival de Cannes, est inédit.

D’octobre 1963 à juin 1964, le procès historique de Nelson Mandela 8 de ses co-accusés, plus connu sous de Procès de Rivonia, n’a pas été filmé. Les deux réalisateurs ne disposant que d’éléments sonores (256 heures de débat), l’audace des deux cinéastes était de produire un long documentaire de fiction captivant. Il aura fallu près d’un an de Storyboarding à l’illustrateur Oerd avant de réaliser une animation en 2D du film : « Le Procès contre Mandela et les autres ».

L’occasion pour les protagonistes de l’époque, de s’écouter et de se « voir » durant un long procès qui aura duré huit mois devant la haute cour du Transvaal de Prétoria.

A l’issu de ce long procès, Le 12 juin 1964, Mandela Mandela, Sisulu, Mbeki, Motsoaledi, Mlangeni, et Goldberg seront reconnus coupables et condamnés à la prison à vie. Nelson Mandela purgeait déjà une peine de prison de cinq ans, pour avoir incité des travailleurs à faire grève et pour avoir quitté le pays illégalement.

Selon, Nicolas Champeaux et Gilles Porte : « Le procès avait été enregistré sur un support vinyle analogique, les dictabelts : un vinyle souple qu’on peut plier, qu’on enroule autour d’un cylindre et que l’on lit avec un diamant comme pour un tourne-disque. La British Library avait tenté de les numériser en 2000 en s’attaquant au discours de Mandela, mais l’expérience n’avait pas été concluante. Alors les archives sont retournées crouler sous la poussière en Afrique du sud jusqu’à ce que des français leur fassent part de l’invention de l’archéophone : une machine qui permet justement de numériser les dictabelts sans les détériorer. Et c’est ainsi qu’un accord de coopération s’est naturellement mis en place entre la France et l’Afrique du sud. », ont-il déclaré à la presse.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images C’news Actus Dothy & Capture d’écran de la Bande Annonce.