Le ras le bol de la police se fait sentir face à une escalade de la violence meurtrière en Martinique

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Le ras le bol de la police commence à se faire ressentir face à une escalade de la violence meurtrière en Martinique.

Depuis le mois de janvier 15 personnes ont été tuées par armes à feu à la Martinique , soit plus de 2 personnes par mois !

Lundi dernier, les policiers ont du faire usage de leur armes à Fort de France. Un individu armé a ouvert le feu sur les policiers, blessant l’un d’entre eux, pour s’opposer à son interpellation. Les tirs de riposte ont entraîné la mort de l’individu armé. La veille, trois gendarmes ont dû ouvrir le feu pour se protéger contre un individu qui refusait d’obtempérer et a foncé sur eux avec son véhicule.

Le préfet de Martinique a indiqué qu’il apportait tout son soutien aux militaires de la gendarmerie et aux fonctionnaires de la police, mais pour les syndicats ce n’est pas suffisant.

Les syndicats de policent tirent la sonnette d’alarme. Le préfet promet mais rien n’est fait. Ce n’est pas avec son soutien aux forces de l’ordre que les policiers seront en sécurité. La violence est bien présente et la police est impuissante. Les faits se multiplient, les victimes aussi; la prison est pleine à craquer, les auteurs de plus en plus jeunes. Notre île va mal les hauts fonctionnaires ne le voient pas ou font-ils la sourde oreille ? Qu’attendent-ils de plus ?

Serge Letchimy, député de Martinique, s’est exprimé sur cette montée de la violence sur l’île depuis ces derniers mois :

Cette escalade de violence meurtrière  doit nous obliger à nous mobiliser autour de nos valeurs ancestrales qui sont la solidarité , la rigueur, la dignité et le courage . Parce que se taire face à cette violence , c’est en être complice .

Non , nous ne devons pas banaliser le fait de détenir une arme . Non, nous ne devons pas nous plier face à ce climat d’insécurité .

La Martinique doit être toujours cette « terre-mère » qui , au delà de toute détresse sociale , de toute souffrance psychique, se doit de résister à toute tentative de déstabilisation par la violence, à toute désarticulation de notre société , à tout sabotage de nos valeurs .
Je demande à toutes et tous de ne pas tomber dans un fatalisme paralysant , qui nous incite au découragement , à baisser les bras .

C’est un quotidien serein que nous devons reconquérir .

Je souhaite au policier touché par balle dans la nuit de lundi à mardi , un prompt rétablissement . Je présente aux parents du jeune homme tué cette même nuit du 06 Août, mes plus sincères condoléances .