Le Street Art : D’une pratique clandestine à un art contemporain ?

Le 21 juin dernier, s’est déroulé à Fort de France, sur une période de 10 jours, la 8ème édition d’IPAF (International Public Art Festival). Une performance réalisée par dix artistes internationaux, accompagnés par quatre artistes locaux.

Depuis un certain nombre de temps, on peut constater que le Street Art prend de plus en plus d’ampleur au sein de l’espace public sur l’île de la Martinique. En effet, ces dernières années, on a pu constater une étendue d’œuvre sur les murs de toute la Martinique.

Quel que soit le lieu où l’on se trouve aujourd’hui le Street Art est visible partout sur le département.

Les entreprises et les collectivités l’ont bien compris. Ainsi, elles représentent aujourd’hui des investisseurs potentiels pour cet art. En effet le Street art dans ces débuts était d’avantage Underground, c’est-à-dire que cet art était une pratique clandestine. Les artistes avaient recours au Street art pour dénoncer un système, ou simplement pour faire passer un message.
Il était vu comme des délinquants salissant les biens du service public.

Aujourd’hui un rôle renouveau sont attribuer à ces individus, redonnant parfois vie à des lieux qui l’avait perdu. Sur tout le territoire, nous pouvons être émerveillé par beaucoup de ces œuvres, qui ont pour but d’embellir des lieux neutres, ou de restaurer des déchets visuels tel que des passerelles abandonnées dans l’attente qu’elle trouve acquéreur.

Jacob Étudiant au campus des art : « Selon moi, le Streep Art vient d’une innovation culturelle qui a permis au fil des années de devenir, ce qu’on voit aujourd’hui. C’est-à-dire un art contemporain directement mis en relation avec le public. Pour ma part, je porte beaucoup d’espoir sur cet art dont je constate des innovations à chaque instant.

Bruno Carrer : “Urbaniste à Fort de France“
L’art dans la ville est une façon d’accompagner l’aménagement et de le lui donner une tonalité qu’il n’y a pas quand on fait de l’aménagement pur. Ce que j’apprécie, c’est la rencontre entre artiste et un message et un lieu, mais il faut préparer le lieu. Cependant, il ne faut pas que le Street art devient conformiste et académique qu’il soit récupéré entièrement et acheté dans ce cas, autant aller au musée. Il faut qu’il garde son authenticité et son originalité son imprévisibilité cela est essentielle pour rester dans le registre et l’âme du Street Art.

L’exposition restera visible dans le centre de la capitale, du 1 juillet au 31 décembre.

(Article rédigé par Maryam Sangaré, étudiante en master 2 information et communication, à l’UA).