Le très bel hommage de Manuel Césaire après le décès de Stella Walters

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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L’artiste Stella Walters est décédée le dimanche 23 mai à l’âge de 67 ans. Autodidacte et créatrice de bijoux en fruit à pain, Stella était connue pour sa joie de vivre. Manuel Cesaire – Directeur de Tropiques-Atrium, lui a adressé un très bel hommage sur Facebook :

Tu l’as donc empruntée… l’allée sacrée des Caïlcédrats,
Le pas léger, foulant avec apaisement le tapis végétal de l’effeuillement de la vie,
Soulevant les feuilles complices qui jonchent le sol de notre existence.
D’un pas apaisé, celui des missions accomplies dont on ne connaît jamais le terme terrestre.
C’est ainsi.

Tu leur succèdes, tu nous précèdes.

Impuissants, nous devenons ces témoins dépositaires de ta joie de vivre, de ta bonté, de ta générosité, de ta créativité et de ton sourire communicatif.
Impuissants car nous aurions tant voulu te retenir, encore et partager d’autres moments d’amitié limpide et de fraternité spontanée.

La spiritualité et l’espérance, n’empêchent pas la douleur et l’absence causées par la désincarnation. Nous sommes d’esprit, d’âme et de chair.

C’est ainsi.

Nos enfants sont une forme d’éternité, nos œuvres artistiques le sont aussi.
Nous n’aurons plus l’occasion de te voir confectionner tes bijoux, organiser ton stand, conseiller le public avec ta légendaire bienveillance.

Nous ne pourrons plus avoir le plaisir d’échanger avec toi lors d’un bœuf, d’une exposition ou sur le front de mer du Robert, de manière inopinée.

C’est ainsi.

Les souvenirs deviennent alors, des hommages et des célébrations.
Des hommages à ta philosophie de vie, ces « philosophies de terrain » que nous enseignent nos parcours de vie.

Nous ne serons plus les spectateurs privilégiés de ton sourire et de ton regard pétillant, soulignés malicieusement par tes pommettes allègres.
Une allégresse à toute épreuve, une bonté inépuisable, une empathie inaltérable.

C’est ainsi.

Tu t’en vas donc, vers cette autre Téranga, céleste.
Tu t’envoles, déployant d’un délicat mouvement d’éternité tes ailes infinies,
Surplombant avec émotion, l’hommage des Ceibas émus, en fleurs.

Manuel Césaire