Les forces armées déployés dans le sud de la Martinique pour l’Exercice Caraïbes 2020

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Publié dans : Actualites, Martinique
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Les forces armées aux Antilles (FAA) viennent d’achever un exercice interarmées d’ampleur nommé Caraïbes 2020. Ce dernier avait pour objectif d’optimiser la coordination des composantes terrestres, maritimes, aériennes, de commandement et civilo-militaires, sur un scénario pouvant être rencontré dans la Caraïbe.

Afin de rétablir la conduite d’exercices majeurs dans sa zone de responsabilité permanente (ZRP) des Antilles, l’état-major des FAA s’est appuyé sur l’exercice annuel Madiana du 33e régiment d’infanterie de marine (33e RIMa) pour développer un exercice interarmées plus ambitieux.

D’importants moyens capacitaires ont été déployés durant ces quatre jours dans le sud de la Martinique : l’ensemble du 33e RIMa, le patrouilleur Antilles-Guyane (PAG) La Combattante, le remorqueur portuaire côtier (RPC) Maïto, le groupe de neutralisation, d’enlèvements et de destruction d’explosifs (NEDEX), et le centre opérations (CENTOPS). Un avion de transport Casa 235 des forces armées en Guyane et la sécurité civile avec un hélicoptère Dragon ont assuré la composante aérienne de l’exercice.

Pour jouer les phases d’un engagement opérationnel d’évacuation de population, les missions confiées aux militaires ont été variées : sécurisation de zone, évacuation d’une population par la mer, aide médicale, acheminement par largage aérien, destruction d’engin explosif, etc. Cet exercice a notamment permis d’approfondir les procédures communes, mais il a aussi permis de tester en situation réelle de nouveaux moyens de commandement numérisés.

Ce type d’entraînement est indispensable pour fluidifier les actions opérationnelles que les FAA peuvent conduire en étroite collaboration avec les partenaires civils, étatiques ou non, afin de faire face à une catastrophe naturelle susceptible de survenir sur le territoire national ou dans toute la zone des Antilles. L’exercice Caraïbes sera ainsi reconduit en 2021, et prendra davantage d’ampleur : si les conditions sanitaires le permettent, il pourrait intégrer des unités étrangères, afin de mieux coordonner les actions et d’apporter une réponse commune au bénéfice des populations.