« Les Pépites du Fleuve », le film engagé de la réalisatrice guyanaise Marie-Sandrine Bacoul

Elle n’en revient pas. La réalisatrice guyanaise cumule les sélections, reçoit des trophées, son dernier film, un documentaire tourné en Guyane, est un succès.

« Les Pépites du Fleuve » est au palmarès 2019 du Festival les Etoiles de La Scam, qui récompense chaque année les 30 meilleurs documentaires, et toute l’équipe du film espère décrocher une des précieuses étoiles, pour plus de reconnaissance, une meilleure visibilité dans la profession et faire partie des meilleurs documentaires et reportages de l’année.

Pour l’heure, le film « Les Pépites du Fleuve » est en compétition officielle pour un Dikalo Award au Festival International du Cinéma Panafricain de Cannes, qui sera remis ce dimanche 21 avril à l’Espace Miramar.

C’est dans cette salle que la réalisatrice guyanaise a suivi la projection du documentaire qui met en scène, quatre jeune élèves  (Nafline, Gleadine, Oldricia et Dylan), qui, comme tous les enfants de leur âge, ont des rêves plein les yeux.

Marie-Sandrine Bacoul prend soins de ses très jeunes acteurs et ils le lui rendent bien. Leur histoire, leur vie, leurs habitudes, la cayennaise les porte à bout de bras. Elle a montré au monde que ce peuple niché dans la forêt de la Guyane fait partie de la même communauté guyanaise, comme les Bonis ou les Saramakas, des Noirs des forêts, des descendants d’esclaves installés depuis plusieurs générations en Guyane.

L’histoire commence il y a plus de deux ans, quand sur le long fleuve du Maroni qui traverse les terres de la région, Marie-Sandrine Bacoul découvre par hasard la dure réalité des djuka. Non sans peine, elle rentre au cœur de la communauté et au bout du parcours, elle en sort un film en s’auto-finançant. « Les Pépites du Fleuve » sortira du montage à la fin de l’année 2018. 6 mois de tournage, montage, un projet soutenu par une grande chaîne française, un cocktail gagnant.

Des récompenses pleuvent, deux prix couronnent le travail de Marie-Sandrine Bacoul dont le prix Meilleur documentaire au Festival « Nouveau Regard », en mars dernier.

Marie-Sandrine Bacoul est une femme qui enfonce les portes. Après un bac ES, la jeune fille part poursuivre des études de communication, elle s’inscrit en Master Communication DRH, mais l’ancienne chanteuse de rap a d’autres projets pour elle-même. Une année plus tard, la guyanaise est à l’Ina où elle prépare un BTS en montage, elle fréquentera l’Institution durant deux ans. En 2016, elle réalise son premier court-métrage de 18 mn « 2030 » puis suit « L’histoire des Lions » en 2017 où elle remporte le prix du Meilleur court-métrage au FEMI, le Prix Jury des lycéens et le Prix Meilleur espoir au prix de Court à la Martinique.

Aujourd’hui à Cannes, au Festival du Cinéma Panafricain, Marie-Sandrine repense à l’Afrique, une région qu’elle a visitée ou habitée enfant et qui ne lui est pas indifférente. Et quand on lui évoque le continent noir, la réalisatrice ne peut s’empêcher d’être révoltée contre les clichés et préjugés de toute sorte.

Parler des réalités de la diaspora, les combattre en images, garder l’espoir d’u monde meilleur, initier les jeunes, la cinéaste s’explique dans cette vidéo :

Panafricanisme, cinéma et engagement (C'news Actus Dothy)

CINEMA & SUCCES : Le film est sorti, il y a un peu plus de six mois et il est attendu dans plusieurs Festival, l'équipe ne compte plus nombre de nominations. primés également, Pépites du Fleuve promet à son équipe une belle carrière … Reportage Dorothée Audibert-Champenois @C'news Actus Dothy FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM PANAFRICAIN Basile Ngangue Ebelle Laurence Tian Sio Po Les pépites du fleuve

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Samedi 20 avril 2019

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Crédit Photos C’news Actus Dothy