Les pompes funèbres, dernières à saluer les défunts, sont également sous équipées

Chaque jour, le nombre de décès liés au coronavirus s’alourdit en France. Le bilan révélé ce mardi soir, 31 mars 2020, comptabilise 499 personnes décédées en 24 heures, qui fait au total un nombre de 3 523 décès en France dus à l’infection au nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2), COVID-19.

 

Mais, contrairement aux soignants, si les pompes funèbres ne sont pas considérées comme des professions prioritaires, elles sont pourtant en première ligne. Et comme le personnel soignant, les équipements manquent dans ce secteur : absence de masques de protection respiratoire individuelle de type FFP2, de gants à usage unique, de gels hydroalcooliques ou encore de lunettes de protection. Florence Fraisse, la déléguée générale de la Fédération française des pompes funèbres (4500 entreprises) s’alarme : « On manque d’équipement de protection individuelle »

Dans le Grand-Est, une, parmi les trois zones les plus touchées dans l’Hexagone, les activités des services funéraires ont presque doublé, pris par l’urgence de la crise sanitaire. Les pompes funèbres répondent chaque jour à de nombreuses familles endeuillées et 95% des défunts sont victimes du coronavirus. Elles doivent travailler très vite puisque les décès se font en milieu médical, en pleine période infectieuse.

Les équipes appliquent des procédures très strictes du funérarium au domicile des défunts. Pour éviter d’éventuelles contaminations les cercueils doivent être scellés au plus vite. et le personnel équipé de la tête au pied. Les obsèques sont organisés en comité restreint, pas plus de 20 personnes sont autorisées à assister à la cérémonie d’adieux.

Souvent les derniers à saluer les victimes du Covid-19, ce sont les membres des Pompes funèbres car les familles n’ont même pas le temps de faire leur deuil, tout étant fait dans la précipitation.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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