Les supermarchés en Martinique dévalisés : Les clients font le plein de papier toilette, farine, sucre ou encore riz

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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En Martinique où le reconfinement a débuté jeudi soir, les supermarchés sont dévalisés par des clients qui se ruent sur les produits de premières nécessités par crainte de ruptures de stocks ou de pénuries.

Echaudés par les pénuries du premier confinement, en mars dernier, les clients ont déclenché leurs achats bien avant l’annonce du reconfinement de l’île, prévue pour trois semaines.
Les supermarchés ne désemplissent plus, provoquant des embouteillages monstres et des files d’attente interminables aux caisses.

Les caddies débordent de papier toilette, de sucre, de farine, de riz, de pâtes ou encore de légumes secs.

Pour suivre cette frénésie d’achats, les rayons sont réapprovisionnés à tour de bras.
Alors que beaucoup d’enseignes ont fait savoir qu’elles avaient tiré les leçons du premier confinement et créé davantage de stocks, la peur de manquer a ressurgi sur l’île, mettant l’accent sur le récurrent problème de sa dépendance alimentaire.`
Les rayons des hypermarchés regorgent en effet de denrées et de produits agroalimentaires importés.

Les cultures vivrières, qui nourrissent véritablement la population locale, n’occupent que 7 % des terres agricoles de la Martinique. Tout le reste est importé.

La Martinique importe en effet 60% de ses fruits et légumes et 75% de sa volaille.
Pour exemple, la pomme (provenant de France) est le fruit le plus commercialisé en Martinique, au détriment des mangues, des bananes, des melons ou encore des abricots. L’île en importe 4.000 tonnes par an. Idem pour le riz qui est devenu un aliment essentiel dans l’alimentation des Martiniquais, alors qu’il est importé dans sa totalité.

La dépendance alimentaire de la Martinique est un sujet récurrent : en 2009, pendant les grèves générales puis en mars dernier lors du premier confinement.
Nul doute que cette ruée dans les hypermarchés posera une nouvelle fois avec acuité la question de la vie chère, des marges des supermarchés, des importateurs et des transporteurs.

Photo : Capture écran Martinique la 1ère