Les variants guadeloupéens et new-yorkais partent à la hausse

Le Sars-Cov-2, un virus plutôt stable mute rapidement. Et aujourd’hui ce sont quatre variants qui sont identifiés dont les variants guadeloupéens et new-yorkais. Deux nouveaux variants qui s’ajoutent aux britanniques et sud-africains. Alors que ces derniers sont présents aux quatre coins du monde, ces deux nouveaux s’annoncent aussi contagieux que résistants.

Depuis septembre entre 300 000 et 900 000 nouveaux cas de personnes contaminées sont annoncés. Alors que ces chiffres étaient en baisse en janvier, l’Ars note qu’ils repartent à la hausse ces derniers jours. Le nouveau variant repéré en Guadeloupe péoccupe les services de santé. Il semble plus résistant et plus contagieux. Début mars, après vingt semaines de stagnation, le nombre de personnes hospitalisées a grimpé de 20%. Tous les indicateurs sont au rouge sur l’île précise l’Agence de Santé. Depuis dimanche 7 mars un couvre-feu est en vigueur à partir de 22 heures.

Les variants guadeloupéens et new-yorkais sont plus contagieux

Le magasine en ligne World Today News annonce une dégradation également dans l’Etat de New-York. Un haut lieu de l’épidémie où un nouveau variant plus résistant est détecté. Le nouveau variant new-yorkais s’est depuis propagé rapidement dans tout le nord-est des États-Unis. Les patients atteints seraient «plus âgés» et «plus fréquemment hospitalisés», selon une étude de l’Université de Columbia.

Les nouvelles souches fragilisent les vaccins

L’efficacité de la vaccination risque d’être affaiblie. Car la variante brésilienne et sud-africaine, porte la mutation E484K. Une souche qui rend le virus plus «résistant» aux vaccins ainsi qu’aux anticorps naturels. Une autre mutation est à craindre, la S477N. Selon une autre étude Caltech, en Californie, ce nouveau variant modifie la façon dont le virus s’attache aux cellules humaines.

Le chercheur français Antoine Flahault préconise de mettre en place un «système global de suivi de l’évolution du génome du virus».

Pour rappel, l’infection au nouveau coronavirus s’arrime par le biais de sa protéine Spike (ou «S», ou «spike»). «Pour nous infecter, le coronavirus SARS-CoV-2 s’arrime par le biais de sa protéine Spike au récepteur ACE2, une protéine présente à la surface des cellules de nos muqueuses respiratoires. C’est cette protéine qui permet au virus d’entrer dans les cellules humaines pour s’y développer. Le récepteur varie d’une personne à l’autre, indique l’Inserm.

«L’affinité entre le SARS-CoV-2 et nos cellules peut être modulée par ces différentes variations génétiques, mais aussi par celles qui affectent le virus. Le variant récemment identifié en Grande-Bretagne en est l’illustration : les données disponibles suggèrent qu’il est porteur de mutations qui le rendent plus infectieux que le virus originel. Lors de nos travaux, nous avions modélisé la protéine Spike correspondante et observé qu’elle présente une plus forte affinité pour la forme majoritaire du récepteur ACE2. En revanche, son affinité pour d’autres polymorphismes du récepteur est diminuée. On comprend donc que l’interaction entre le SARS-CoV-2 et nos cellules dépend de plusieurs paramètres, liés à la fois au virus et à l’individu, ce qui rend l’équation particulièrement complexe.» (Inserm)

Dorothée Audibert-Champenois (BLKnews) – Images ©️capture d’images BLKNews

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