L’évènement « Libère-toi de tes chaînes » avec monseigneur David Macaire, suscite la polémique


Publié dans : Actualites, Martinique
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L’évènement « Libère-toi de tes chaînes » sous l’autorité de Monseigneur David Macaire, suscite la polémique sur les réseaux. De plus, la garden aura lieu le 22 mai, jour de commémoration de l’abolition de l’esclavage.

De nombreux internautes pointent du doigt l’association de l’église et l’évènement dont le slogan « Libère-toi de tes chaînes » fait référence à la mémoire de l’esclavage colonial :

-L’église a rendu l’homme en esclavage en justifiant son crime avec des passage de la bible maintenant on te propose liberes toi de tes chaines. Nous sommes un peuple malade..

-Comment ceux qui se considèrent artistes peuvent accepter une telle mascarade ?? Voilà le martinicanisme !!!

-En dehors des bénéfices, je voudrais comprendre, oui simplement comprendre, ce qui conduit l’imagination de quelqu’un à penser rendre hommage à la mémoire des ancêtres en réunissant sur la même scène les représentants d’une machine à aliéner, consommatrice d’esclaves, entreprise révisionniste, politiquement réactionnaire, aux côtés d’artistes « normalement » anti-cléricaux et anti-colonialistes?

Le tout sous la bannière d’un slogan honteux et opportuniste, « Libère toi de tes chaînes », (avec une faute orthographique pour bien signifier la bassesse de l’entreprise).

Je n’évoque même pas la récupération mercantile de la mémoire collective, pas n’importe laquelle: celle qui nous rappelle à nous-mêmes des origines similaires aux autres peuples de la Caraïbe, de l’Amérique du nord et du sud, des Mascareignes…et notre lien à l’Afrique.
Il y a bien longtemps que nous avons sacrifié notre dignité sur tous les hôtels possibles et inimaginables, l’argent les miettes de pouvoir l’égoïsme l’amnésie, mais en arriver là réclame une sacré dose de mépris pour ce qu’il nous reste de martiniquais. Honteux!

Le dessinateur humoristique François Gamour s’est également exprimé sur le sujet. « On a du toupet » écrit-il en illustration.

Pour l’instant les organisateurs n’ont pas encore réagi à la polémique.