L’interdiction de l’épandage aérien: une victoire de courte durée

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Epandage aérien

Après l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides par le tribunal administratif en date du 28 août dernier, c’est une bien triste nouvelle qui est tombée hier et qui remet la polémique au goût du jour. Une nouvelle dérogation de 4 mois a été accordée par le Préfet le 18 novembre dernier, couvrant ainsi la période restante du précédant arrêté signé le 26 février 2013.

Les planteurs sont quelque peu désarmés depuis l’interdiction. Ils doivent traiter les plants au canon, un traitement qui oblige à une fréquence beaucoup plus rapprochée et qui rend la survie des bananeraies incertaine. Jean Iotti, Chef du service alimentation de la DAAF (Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de la Martinique) déclare que: « notre volonté, c’est bien sûr d’arriver, dans le délai prescrit par le gouvernement, c’est-à-dire fin 2014, à un arrêt total. Mais un arrêt brutal de l’épandage, de l’avis de tous les spécialistes, équivaudrait à une perte de la culture.« 

Les écologistes qui pensaient avoir remporté une victoire le 28 août dernier sont en colère de plus ce nouvelle arrêté n’a fait l’objet d’aucune concertation. Les opposants de l’AMSES, l’association médicale pour la sauvegarde de l’environnement et de la santé, il s’agit là d’une  » déclaration de guerre. »Vous tuez les populations et vous pensez, qu’elles vont rester là à vous regarder », a déclaré le docteur Jos-Pelage.

L’état justifie ce nouvel arrêté par les conditions drastiques qui seront imposées aux planteurs. Cependant, pour recourir au traitement, le planteur devra prouver que la parcelle à traiter est bien victime de la cercosporiose noire, aussi les conditions climatiques devront être réunies, entre autre, la force du vent, tout en respectant les zitas (zone interdite au traitement aérien). Le jugement sur le fond est prévu le 28 novembre prochain.