Liquidation de France-Antilles : Les premières réactions !

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Guadeloupe, Guyane, Martinique
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Ce jeudi matin 30 janvier, le tribunal de commerce de Fort-de-France a prononcé la liquidation à effet immédiat de la société éditrice de France-Antilles détenue par AJR Participations.

Depuis, les premières réactions apparaissent. Dans un communiqué, Le Club Presse Martinique « déplore la liquidation de France-Antilles »

Après tout juste 56 ans d’existence, voilà que disparaît aujourd’hui l’unique quotidien de Martinique, Guadeloupe et Guyane. Une situation inédite et intolérable : des territoires, des populations dépossédés de leur quotidien d’information. À la tristesse de ne pas disposer d’un organe de presse quotidien qui exprime la vie démocratique, s’ajoute le triste sort des 235 salariés privés de leurs emplois.

Le Club Presse Martinique réafirme sa solidarité à l’égard de l’ensemble des salariés de France-Antilles devant une situation pour laquelle tout un chacun espérait une issue favorable afn de défendre la pluralité de l’information dans nos territoires.
Le Club Presse espère que, malgré le contexte économique tendu, la Martinique disposera d’un journal pour exprimer la diversité des opinions et l’indépendance journalistique.

La sénatrice de Martinique, Catherine Conconne a également réagi dans un communiqué intitulé « France-Antilles : la dernière page se tourne ». Elle « exprime son plus profond soutien aux 236 salariés de Martinique, Guadeloupe et Guyane » qui se retrouvent sans emploi.

France-Antilles : la dernière page se tourne

La triste nouvelle vient donc de tomber : la société éditrice de France Antilles est liquidée. Après plus d’un demi siècle d’existence, notre quotidien régional vient donc d’écrire son dernier papier.

Je tiens à exprimer mon plus profond soutien aux 236 salariés de Martinique, Guadeloupe et Guyane qui se seront battus jusqu’au bout pour tenter de faire vivre leur entreprise. Je pense aussi à tous les journalistes passés par cette rédaction car un journal, c’est aussi une histoire.

Nous serons donc les premiers territoires à être privés d’un quotidien régional. L’information est un maillon essentiel de la démocratie, nous ne pouvons donc que déplorer cette grande perte. Je tiens à rappeler que face à la circulation de fausses informations facilitée par internet, nous avons plus que jamais besoin de la rigueur de journalistes professionnels.

Avec France Antilles, aujourd’hui, c’est un peu de cette exigence qui s’en va.

Catherine Conconne
Sénatrice de Martinique

Pour Didier Laguerre, maire de Fort de France, « ce jeudi 30 janvier est un jour sombre pour la presse aux Antilles et en Guyane ».

J’ai appris avec tristesse comme beaucoup de nos compatriotes, la liquidation judiciaire de France Antilles.

J’ai d’abord une pensée pour les pères et mères de famille qui se retrouvent aujourd’hui sans emploi.

Le quotidien rythmait nos vies depuis 1964 et sa disparition réduit l’espace l’expression démocratique dans nos pays et je le regrette.

Le travail d’investigation des journalistes professionnels, la couverture des moments clés de notre vie quotidienne favorisaient aussi le maintien des liens sociaux entre martiniquais par les débats occasionnés et les discussions suscitées.

J’espère que l’avènement d’un nouveau quotidien s’appuiera sur les femmes et les hommes qui ont fait de France Antilles ce journal auquel nous nous étions attachés.