Littoral Sainte-Luce : Où en est le cheminement provisoire proposé par l’Etat pour rétablir la libre circulation des piétons ?

Dans un communiqué du 28 mai 2019, le Préfet de la Martinique avait annoncé :  « Dans l’attente ‘des travaux du géomètre’ prévu pour la fin du mois de juin, un cheminement provisoire sera proposé après recul des clôtures des résidences concernées ».

Dans un communiqué, l’association écologique l’Assaupamar déclare que depuis ce communiqué du 28 mai « rien n’est fait, ni même envisagé, pour permettre le cheminement provisoire que le préfet s’était engagé à mettre à disposition des Martiniquais avant la fin du mois de juin 2019″. La suite du communiqué ci-dessous :

A la réunion de suivi du 17 décembre 2019, soit plus de 6 mois après, la sous-préfète du Marin et le directeur de l’Agence des 50 pas géométriques se contentent de répéter vouloir faire des études et une enquête publique pour établir, en toute sécurité, la servitude de passage des piétons sur le littoral (SPPL) exigée par la loi. Mais rien n’est fait, ni même envisagé, pour permettre le cheminement provisoire que le préfet s’était engagé à mettre à disposition des Martiniquais avant la fin du mois de juin 2019.

Tout se passe comme si la directrice de la DEAL, la sous- préfète et l’Agence des 50 pas cherchent à protéger des gens qui sont dans l’illégalité par les entraves qu’ils opposent à la libre circulation sur le littoral lucéen » regrette l’Assaupamar .

En particulier :
– le riverain qui a construit sa piscine en toute illégalité sur le domaine public maritime,
– et une autre personne qui prétend avoir acheté son terrain il y a à peine 5 mois, alors que l’affaire
était déjà engagée.
La DEAL, l’Agence des 50 pas et les services préfectoraux ne fournissent toujours pas en réunion :
– ni la délimitation du trait de côte, ni celle des propriétés riveraines,
– ni les titres de propriété que les riverains entendent faire valoir,
– ni les autorisations qu’ils auraient obtenues pour les constructions édifiées.
La population est légitime à passer sur le littoral de Sainte-Luce, comme le prévoit la loi.

Une fois de plus, les services de l’Etat en Martinique montrent leur carence et leur incapacité à permettre aux Martiniquais d’exercer pleinement leur droit : celui de circuler librement sur le littoral martiniquais, et à Sainte-Luce singulièrement ! Ils engagent lourdement leur responsabilité en cas de dérapages !

Il y a quelques jours un promeneur a dû rebrousser chemin. Voici ce qu’il écrit sur Facebook, photos à l’appui : « Ce matin, 26 décembre, je me propose d’aller découvrir la partie du littoral de Sainte Luce (Martinique) qui soit disant était maintenant accessible, la ou encore l’an passé une barricade en interdisait le passage. Mais hélas, trois fois hélas je ne suis pas aller bien loin.
Photo N°1: l’emplacement de l’ancienne palissade.
Photo N° 2: l’obstruction découverte ce jour. »