Royaume Uni : Michelle Obama reçue comme une star au Southbank Centre

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L’ancienne Première Dame était à Londres lundi 3 décembre pour discuter de « Becoming , un livre sur ses mémoires. Succès en librairie, à ce jour le livre a été venu à plus de deux millions d’exemplaires. Cet événement sur la Rive sud de la Tamise, attendue par de nombreux caribéens présents au Royal Festival Hall, s’est déroulé entre euphorie et enthousiasme, dès l’arrivée de l’ancienne première dame des Etats-Unis.

En tant que médiatrice de l’événement, la romancière Chimamanda Ngozi Adichie a dans un premier temps détendu le public, impatient de voir Michelle Obama. 2 000 personnes, 2 000 chanceux ont assisté au show, digne d’une star de Rock. Parmi elles, la presse, des écoliers britanniques, des groupes communautaires, des politiciens, des personnalités de la mode et des arts. Sadiq Khan le maire de Londres, Adwoa Aboah, mannequin britannique féministe et engagée comme Michaela Coel, actrice britannique primée à la British Academy Television Award comptaient parmi les spectateurs du Southbank Centre, ce lundi 3 décembre 2018.

Précédant Michelle Obama sur scène, l’écrivaine de « Americanah », Chimamanda Ngozi Adichie est arrivée au son de « Girl on Fire » d’Alicia Key. Avant, dans une vidéo l’époux de Michelle Obama aura nuancé avec un certain humour, leur première rencontre : « Michelle était un client difficile. Je voyais cela comme un défi. Comme Excalibur où une seule personne peut retirer l’épée. C’était moi. »

Une heure de révélations et un moment intense quand Michelle Obama, ému, pleure la mort prématurée de son père : « C’est un vide que je n’ai toujours pas surmonté ». La question qui abordait les problèmes que les femmes de couleurs rencontrent dans la société américaine et comment elles sont diabolisées en tant que « femme noire en colère », questionnait sur le racisme et l’immigration aux Etats-Unis.

« Tout cela se trouve au chapitre 17 du livre », explique Michelle Obama à l’écrivaine Nigériane. « C’était le chapitre le plus difficile à écrire pour moi (…) Nous sommes trop forts, nous sommes trop tout. J’ai vécu cela, juste en ayant une opinion, comment osais-je avoir une voix? (…) C’était n’ allez pas trop loin ! ne soyez pas trop fort ! Vous devez juste tuer le dragon dans votre propre esprit ».
« Est-ce que je suis assez bon, c’est quelque chose qui nous hante constamment en tant que femmes noires. Je pense toujours, Mon Dieu, tu es ici pour m’écouter ?  Eh bien oui nous le sommes », répond Michelle Obama.

Alors que ses jours à la Maison Blanche étaient comptés, sa voix puissante continue de faire écho auprès des gens du monde entier. L’appel de Michelle Obama au premier étage du Royal Hall Festival va, au-delà de l’âge, de la race, du sexe, de l’ethnie et l’assistance.

Entre discussion et musique, Michelle Obama a fait vibrer la salle au son de Stevie Wonder, Chaka Khan, Aretha Franklin ou Charles Wright.

« Mes parents ont pensé que ma voix était pertinente, c’est le cadeau qu’ils m’ont fait. Tu dois valoriser une fille et la laisser parler », a déclaré ému, Michelle Obama.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images Mark Allan