Louis-Georges Tin radié du CRAN : Le Conseil l’accuse de « dérives préoccupantes »

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, France
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« Avec regret, nous avons constaté des dérives préoccupantes de l’ancien président du CRAN, Monsieur Louis-Georges Tin », lit-on dans un communiqué publié ce mercredi 15 juillet par le Conseil Représentatif des Associations Noires de France.

La veille, Louis-Georges Tin avait publié dans plusieurs médias, sous la casquette de President d’honneur du Cran, une lettre ouverte avec le rédacteur martiniquais, Gilles Dégras, dans laquelle il rappelait au Chef de l’Etat que le Palais de l’Elysée avait été construit par Antoine Crozat, le plus grand négrier que la France ait connu. C’était la goutte d’eau de trop pour le Cran.

« Nous ne pouvons nous permettre aucun écart avec des personnes se prétendant du CRAN alors qu’elles ne le sont pas, ou qui tentent d’utiliser le CRAN à des fins personnelles. Nous avons un devoir d’exemplarité, c’est en ce sens que notre CA (conseil administration) a pris ses responsabilités et que la justice a été saisi » annonce Ghyslain VEDEUX, président du CRAN, dans le communiqué.

Voici l’intégralité du communiqué du Cran (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) publié ce mercredi 15 juillet sur son compte Facebook :

« RADIATION DU CRAN DE LOUIS-GEORGES TIN, DE JOANES LOUIS ET SUSPENSION D’AUTRES MEMBRES ».
« Avec regret, nous avons constaté des dérives préoccupantes de l’ancien président du CRAN, Monsieur Louis-Georges TIN.
Tout a commencé lorsqu’il s’est autoproclamé « Premier ministre » d’un « Etat » fictif, baptisé « Etat de la diaspora africaine » qui aurait été une émanation de l’Organisation de l’Union Africaine (OUA). Très vite, cette annonce a été suivie de réactions internationales qui dénonçaient une « manipulation ». Ainsi, l’OUA précisait n’avoir pas donné mandat en ce sens à M. Louis-Georges TIN. (source YouTube à voir ici)

Dissociation des actions du CRAN et de celles de Louis-Georges Tin et de ses partisan.e.s.
Dans le même temps, M. Louis-Georges TIN, prétendant un titre de « président d’honneur » du CRAN qui n’existe pas dans les statuts du CRAN, entretenait la confusion avec son entreprise personnelle et le travail collectif du CRAN mené par M. Ghyslain VEDEUX, élu président lors de l’AG de juin 2018.

Cette confusion des genres a été dénoncée par M. VEDEUX dans un communiqué de presse du 24 octobre 2019.

Depuis lors, la situation s’est aggravée. En effet, il est apparu que M. Louis-Georges et des membres de l’ancienne équipe de direction du CRAN ont commis des irrégularités comptables et financières au préjudice du CRAN pendant leur mandat entre 2011 et 2018 et usurpations de titres en 2019.

Pour faire prévaloir les objectifs collectifs du CRAN sur les intérêts personnels de Monsieur Louis-Georges TIN et de ses partisan.e.s, pour faire cesser cette situation préjudiciable et reconstituer les actifs de l’association, une plainte a été déposée par l’actuel président Ghyslain VEDEUX contre M Louis-Georges Tin et de son ancienne équipe directement auprès PNF (Le parquet national financier).
Radiation de Louis-Georges Tin et Joanes Louis et suspension de ses partisan.e.s de la fédération du CRAN.
Suite aux nombreuses fautes, fraudes et manquements graves constatés, confirmés par des spécialistes du Droit et conformément au statut du CRAN, le Bureau a proposé la radiation de Louis-Georges Tin, de Joanes-Louis, de leurs associations respectives ainsi que la suspension de leurs partisan.e.s. pour la durée maximum prévue par les statuts du CRAN. Ces radiations et suspensions ont été validées par le CA (Conseil d’Administration du CRAN), conformément aux règlements et aux statuts de la fédération du CRAN.

Tentative de putsch de Louis-Georges Tin pour tenter de contrôler à nouveau le CRAN.
L’imposture de Louis-Georges Tin a été mise à nue sur le plan national et international concernant cet Etat fictif de la diaspora africaine qu’il disait avoir mis en place et dont il se disait « premier ministre » et M. Joanes Louis,« ministre des finances »…
Désormais sans titre pour poursuivre ses ambitions personnelles, M. Louis-Georges Tin se présente publiquement dans de nombreux médias et cela mensongèrement comme « président d’honneur du CRAN », titre qui n’existe pas dans les statuts du CRAN et dont il ne peut se prévaloir.

Bien que dans une illégalité pourtant constatée, il tente, depuis que les irrégularités commises sous sa houlette sont mises à jour et depuis que la plainte a été déposée pour que lumière soit faite, de faire pression sur les membres du CA (conseil administration) du CRAN et ceci afin de récupérer à nouveau la direction du CRAN en tentant d’imposer « un comité des sages », qu’il prétend avoir mis en place et qui pourtant ne peut se faire, car cela n’existe pas dans les statuts du CRAN.

« Ce comité des sages » bien que se sachant en totale illégalité, piloté par Louis-Georges Tin et quelques partisan.e.s, met en avant en ce début de mois de juillet 2020 dans le journal Libération, non sans honte et sans ridicule, Mme Lova Rinel, non adhérente et non membre du CRAN. Ce journal qui a confirmé à la direction du CRAN avoir été informé de la manipulation depuis plusieurs jours, avait pourtant encore ce 15 juillet en ligne, cet article produit par une personne qui tente de se servir du CRAN pour des visées qu’il reste définir… Démasquée par le bien nommé média PUTSCH qui s’étant informé, a ce 10 juillet, dépublié aussitôt une vidéo où Mme Lova Rinel prétendait être vice présidente et porte du CRAN. Une simple visite sur notre site internet (http://le-cran.fr/) ou notre page Facebook (https://www.facebook.com/CRAN.FR/) permet de constater l’imposture.

Devoir d’exemplarité :Nous sommes condamnés à être exemplaire.
« Le leadership est collectif comme le démontre les nombreuses actions avec nos partenaires associatifs et institutionnels, » rappelle Ghyslain VEDEUX le président du CRAN.
« Les nombreuses actions du CRAN faites sous ma mandature ont pour objectif de sortir de la personnalisation et des visées personnelles pour travailler collectivement et être en soutien à nos collectifs de travail.

Nos travaux avec nos partenaires de terrains, que ce soit localement, nationalement ou internationalement et aussi par exemple avec le Défenseur des Droits ou encore avec les instances tel que ENAR (Eureopean network against racism) et le Parlement Européen, ont permis à la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme), pour la première de son histoire, de mettre avant le racisme contre les personnes noires dans son rapport de 2019.

Notre travail concret de terrain sur la défense des droits fondamentaux avec des collectifs de travail d’associations, d’étudiants et de militants en Hexagone,Guadeloupe, Martinique, et la Réunion, construit et conforte nos partenariats, qu’ils soient militant ou institutionnel et cela jusqu’au parlement Européen où ce travail collectif porté par nos collectifs de travail porte ses fruits.

Nous ne pouvons nous permettre aucun écart avec des personnes se prétendant du CRAN alors qu’elles ne le sont pas, ou qui tentent d’utiliser le CRAN à des fins personnelles. Nous avons un devoir d’exemplarité, c’est en ce sens que notre CA (conseil administration) a pris ses responsabilités et que la justice a été saisi » a conclu Ghyslain VEDEUX, président du CRAN. »