Macron joue ses dernières cartes pour éviter le naufrage d’un reconfinement général : Couvre-feu, reconfinements partiels…

Faute d’avoir pu stopper une deuxième vague de pandémie de Covid-19 en France, le Président Macron joue mercredi ses dernières cartes avant le naufrage d’un reconfinement général pour l’économie du pays.

A quelques heures d’une interview du chef de l’Etat, qui sera diffusée sur TF1 et France 2 à partir de 19h55 (heure locale) la seule piste qui a, pour l’instant fuité, du côté des sources gouvernementales est celle d’un couvre-feu localisé.

Un couvre-feu qui s’appliquerait aux grandes villes où la circulation du virus a pris une ampleur telle, qu’elles ont dû être placées en alerte maximale.
Personne ne croit que le président annoncera un statu-quo compte de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 en France.

Un couvre-feu a déjà été instauré en Guyane après son premier déconfinement râté, ce qui avait permis d’endiguer une résurgence de la pandémie sur ce territoire.
Dans un rapport en date du 22 septembre, le Conseil scientifique relevait déjà l’exemple de la Guyane, n’excluant qu’il puisse être décliné dans certaines métropoles de l’Hexagone “en tenant compte des territoires, des durées ainsi que des horaires retenus”.

Un couvre-feu pour une durée limitée de quinze jours dans un nombre limité de métropoles ?

“Il pourrait être envisagé de procéder à un couvre-feu pour une durée limitée par exemple de quinze jours dans un nombre limité de métropoles”, écrivait le Conseil scientifique, peu favorable à un reconfinement généralisé.Dans son dernier avis du 22 septembre, rendu public le 1er octobre, le Conseil scientifique indiquait qu’un nouveau confinement généralisé n’était “pas souhaitable” et serait “le résultat d’un échec de la maîtrise de l’épidémie”.
Dans ce rapport de 42 pages, le Conseil plaidait pour un certain nombre de mesures pour endiguer la propagation du Covid-19 dont le couvre-feu et le reconfinement partiel.
Plusieurs options anti-Covid sont envisageables.

Dans son rapporte, le Conseil scientifique présentait le couvre-feu, présenté dans un ensemble appelé “option-4”, comme une mesure efficace permettant de diminuer de manière importante la progression du virus. Mais, il soulignant que son impact serait important sur la société.
En dehors du couvre-feu, le Conseil scientifique évoquait aussi “l’intérêt d’un confinement territorial, que les métropoles doivent se tenir prêtes à mettre en oeuvre en cas de nécessité”.

Si le conseil reconnaît l’efficacité des mesures en matière de contrôle de la circulation du virus, il souligne la nécessite de les prendre en phase précoce de l’épidémie.