Mannequin androgyne, icône de la mode, Grace Jones reçoit l’Ordre de la Jamaïque

La cinquième plus grande distinction nationale du pays a été remise à Grace Jones. La célèbre chanteuse, actrice, auteure, productrice de film, icône de la mode, a reçu l’ordre de la Jamaïque (JO) lundi 15 octobre à l’estrade de King’s House à la Jamaïque.

Sir Patrick Allen, le Gouverneur Général, lui a épinglé sa distinction sur son chapeau, Grace Jones a ensuite fait une révérence devant une centaine d’invités présents à la cérémonie nationale des honneurs et récompenses pour l’année 2018.

Grace Jones était l’une des quatre Jamaïcaines à recevoir l’ordre de la Jamaïque ce lundi.

« Je suis toute excitée . C’est un grand honneur. Ce prix est très spécial car j’aime tellement la Jamaïque. », a-t-elle déclaré dans la presse locale. Grace Jones a été distinguée pour sa contribution exceptionnelle dans différents domaines, caritatif, artistique ou de la mode sur la scène internationale.

Grace Jones Jones est née à Spanish Town et quitte la Jamaïque à l’âge de 12 ans. Elle est la fille du révérend Robert W. Jones et de Marjorie Jones, dont le père était un des musiciens de Nat King Cole.
Ses parents déménagent, toute la famille s’installent à Syracuse dans l’Etat de New York. A 18 ans, elle signe un contrat avec une agence de mannequins à New-York. Dans les années 1970, Grace Jones arrive à Paris où son style et son air androgyne en fait un mannequin particulier, unique, sa carrière explose.

Elle défile pour Yves St. Laurent, Claude Montana, Kenzo Takada, Azzedine Alaia, Giorgio Armani ou Karl Lagerfeld. Elle travaille avec les photographes Helmut Newton, Guy Bourdin et Hans Feurer et fait la couverture de : Elle, Vogue, Der Stern.


Grace Jones signe en 1977, un contrat avec Island Records et sort Portfolio comportant une reprise de La Vie en Rose.


En 1981, elle collabore et devient la muse du photographe et graphiste Jean-Paul Goude avec lequel, elle a un fils, Paulo Goude. Actrice, compositrice, interprète, Grace Jone est l’amie d’Andy Warhol qui réalise son portrait.
En 2008, après 20 ans d’absence, elle renoue avec la chanson avec un dixième album et une tournée internationale où elle joue avec son fils Paulo Goude, aux claviers.


En 2017, la jamaïcaine est la vedette d’un documentaire réalisé réalisé par la cinéaste britannique, Sophie Fiennes « Bloodlight and Bami », « La vie en Grace Jones » à l’affiche en juin 2018 dans les cinémas de Montréal, du Québec, d’Edmonton et de Toronto au Canada.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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