Marée noire à Maurice : Lecornu n’exclut pas une pollution de la Réunion aux boulettes d’hydrocarbures

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Monde
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Le ministre des Outremer, Sébastien Lecornu, qui se trouve actuellement sur l’île de La Réunion, a dit craindre une pollution des plages réunionnaises consécutive à la marée noire provoquée par le navire Wakashio, qui s’est cassé samedi en deux, aux larges des côtes mauriciennes avec encore du fuel à son bord.

Le ministre qui s’exprimait, ce dimanche depuis la préfecture de la Réunion, peu avant de décoller en urgence pour l’île Maurice, a déclaré : « Sur les plages réunionnaises, on redoute l’arrivée de boulettes » d’hydrocarbure ».

Sur tweeter, il n’a pas caché ce dimanche son inquiétude : « Dès mon arrivée sur l’île de la Réunion, j’ai été briefé par le @Prefet974, avec la @MarineNationale et l’ensemble des services de l’Etat mobilisés pour assister Maurice, sur l’état de la situation à la suite de l’échouement du #Wakashio et des opérations de pompage ».

« Il y avait urgence à agir : la France a été le premier pays à soutenir Maurice avec matériel de pompage et barrages flottants. Nous restons vigilants quant au devenir de l’épave et à l’impact sur nos côtes. Une arrivée de boulettes à la Réunion ne peut pas être exclue à ce stade », a-t-il encore écrit sur tweeter ce dimanche.
Arrivé ce dimanche matin à La Réunion, Sébastien Lecornu a assisté à une réunion de la cellule de crise à la préfecture de La Réunion, consacrée à l’échouage du Wakashio le 25 juillet sur un récif du sud-est de l’île Maurice où le ministre doit se rendre.

Son retour à la Réunion est prévu en fin d’après-midi où il tiendra une conférence de presse à 18h00 (heure locale).

Le ministre a été missionné par le président de la République pour se rendre à Maurice. Il doit notamment s’entretenir avec le Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, sur la marée noire qui affecte actuellement l’ile Maurice.

Ce samedi, le Wakashio s’est brisé en deux. Des barrières flottantes ont été placées autour du navire et un bateau anti-pollution est également sur place par précaution.

Le 25 juillet dernier, ce navire qui arrivait de Chine s’est échoué sur une barrière de corail mauricienne avec son bord 3.800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel. A ce jour, entre 800 tonnes et 1.000 tonnes de fioul se sont déjà échappées de son flan éventré, provoquant une catastrophe écologique sur les cotes mauriciennes. Outre les côtes, les hydrocarbures ont également souillé des espaces protégés comportant des forêts de mangrove et des espèces menacées.

A noter, que l’essentiel des hydrocarbures qui se trouvait à bord du navire a déjà été pompé.