Martinique : Harry Roselmack ouvre la 8ème édition du Festival du « Prix de Court »

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« Je déclare officiellement ouvert le Festival du « Prix de Court ».

Mercredi soir, 15 février, dans la salle 7 du Palais des Congrès de Madiana, le Président du Jury du Festival, Harry Roselmack a lancé la huitième édition du « Festival de Courts Métrages ». C’est en Martinique, durant trois jours que se tiendra ce Festival itinérant de Films courts qui se déroule soit en Guadeloupe, en Guyane ou en Martinique. Devant plus de deux cent invités, le journaliste et producteur de TF1 et Président du Jury, a été invité à « ouvrir » la rencontre cinématographique qui aura pour tâche de récompenser un lauréat, ce samedi 18 février.

Vingt minutes plus tôt, à 20h10, le Président du Festival du « Prix de Court », Daniel Robin, s’est exprimé sur la nécessité d’un tel événement pour les Antillais et Guyanais. Soutenus par les instances politiques de Martinique comme la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique), la Drac ou la Région Guadeloupe, l’Association du Prix de Court a été créée essentiellement pour promouvoir les films de courts-métrages antillais. En constatant le manque de lieux et de services dans le domaine du cinéma, des représentants culturels ont manifesté la nécessité de mettre en place un bureau des tournages. Marie-Hélène Léotin, conseillère exécutif à la CTM a souligné hier soir l’importance d’aider les jeunes réalisateurs des Antilles-Guyane à concrétiser et à faire connaître leurs projets sur le plan local et international.

Pour concourir, les films sélectionnés au Festival « Du prix de Court » doivent avoir un lien direct avec les Antilles-Guyane. Selon Daniel Robin « Il faut viser l’excellence » et pour ce faire, les membres de l’association du Festival ont choisi un Jury d’exception. Daniel Robin, Président du Festival poursuit : « Il faut confier les rênes de la sélection à des personnalités, pour créer à terme, un Label qui permettra d’ouvrir d’autres portes aux lauréats ».

Venue des États-Unis pour l’occasion, la réalisatrice et actrice, Ingrid Jean-Baptiste est membre du Jury, la martiniquaise a créé le Chelsea Festival de New-York. Composent également le Jury du Prix de Court, Alain Agat (écrivain et scénariste), Sébastien Onomo (cinéaste et réalisateur) et Olivier Escrivat qui est journaliste et producteur à TF1.

Entouré de ses membres, le Président Harry Roselmack, s’est dit « Fier d’être en Martinique, Fier de ce Jury, qui est d’une grande qualité ».

23 films de court métrages de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane seront en lice pour le grand prix du Festival qui se tient du mercredi 15 février au samedi 18 février. Seulement cinq réalisations seront récompensées.
Au Gala d’ouverture, hier soir, des extraits des 23 productions ont été dévoilés aux invités. De nombreuses découvertes pour la plupart mais aussi des films retenus au Marché du Film à Cannes comme celui du réalisateur guadeloupéen de « San Konbin », Samuel Tanda, un court-métrage sélectionné également au Festival du Film Panafricain en avril dernier.

Surprenante Jocelyne Béroard dans « Passagers » le film (martiniquais) de 22 minutes de Nénéb Bépé, le réalisateur revient sur la tragédie du 16 août 2005 où 152 passagers martiniquais sont morts lors du crash du vol Martinique-Panama. Quant à Alain Bidart, le réalisateur martiniquais a choisi de présenter « Clair Obscur », un film d’animation conçu en noir et blanc. La Guyane est présente avec « Kaikui » de Julien Moran et « Je suis en chocolat » de Stéréla Abakamofou.


La Martinique compte 11 courts métrage « Ale’kol », « Dominant & Dominé », « Dorlis », « L’exemple », « Free », « Game of Phones » ou « Passager vers l’Enfer ». La Guadeloupe sera présente avec « Andréa », « Viré », « Nightmare before wedding » « Féfé Limbé », « La Traversée » ou « Rapatriation ».

Après trois jours de projections, cinq prix seront décernés dont le Prix École, le Prix spécial du Jury, le Prix du Public Optika, le Prix d’Interprétation Digicel, le Meilleur Espoir Caraïbes, et enfin le Trophée « Prix de Court ».

Le gagnant du « Prix de Court », repartira de ce Festival avec un Trophée d’une valeur de 30 000 euros qui comprend un chèque de plus de 25 000 euros et un stage de « Réalisateur », compris dans le lot.

Durant les trois jours de projection, les mêmes films sélectionnés seront diffusés simultanément en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
Photos C’news Actus/Ingrid Jean-Baptiste


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