Martinique-Londres : La révélation parisienne Jonathan Menialec fait sa 1ère expo-photo à Step in Martinique 2019

Jonathan Menialec attend avec impatience la date de l’événement majeur conçu à Londres, le Step in Martinique qui aura lieu le 7 novembre prochain au Old Street Records. Le jeune photographe, qui fait sa première dans la capitale londonienne sera en compagnie de deux autres antillais photographes, martiniquais comme lui.

Les « colonnes de Buren »  dans le 1er arrondissement de Paris

Jonathan Menialec est un jeune homme pressé à qui tout réussit. Le jeune homme tombe amoureux de l’Art photographique, il est en terminale. Ce sera dit-il «mon premier coup de cœur pour la photographie». Sans hésiter une seconde, il cherche à comprendre comment cela fonctionne, les prises de vue, le montage-photo, tout ce qui entoure le domaine de l’image. L’étudiant fonce sur les programmes ou les tutoriels visibles sur Internet. «Très petit, j’ai toujours été attiré par l’image et le monde du multimédia. J’ai d’abord fait du dessin, de la création de site Web, puis du photo-montage, pour finalement réaliser mes propres photos et vidéos. Tout cela en autodidacte. J’étais curieux et pressé.  Je passais mes soirées et mes nuits sur internet à regarder des tutoriels, des vidéos de d’autres artistes dans le but d’apprendre et de faire mes propres créations» précise le photographe.

Photographie de Jonathan Menialec (Martinique)

Jonathan Menialec est né au Lamentin en Martinique, une des petites îles françaises de l’Archipel antillais. A 9 ans, ses parents déménagent dans le sud, dans la commune de Sainte-Luce.  A 17 ans, nouveau départ, il est scolarisé, sur l’île sœur, la Guadeloupe. Jonathan s’inscrit en : «STI Arts Appliqués, car la filière était inexistante en Martinique à l’époque» explique l’artiste.

Jonathan Menialiec (Martinique)

La terminale se termine, il obtient son bac et file vers la métropole. Il arrive à Paris, la ville qui «l’éblouit» depuis toujours : «Je vis à Paris, cela a toujours été mon souhait. Enfant, je disais à ma mère : «A 18 ans, je pars vivre à Paris», et je l’ai fait. Pour moi, c’était un objectif de liberté, d’ouverture au monde et à la liberté artistique. C’est une ville qui me permet de me développer personnellement et artistiquement.»

Photo – Jonathan Menialec

Le martiniquais ne perd pas de vue ses objectifs, et décroche une licence en Etudes visuelles. Multimédias et Arts Numériques : « Ces filières m’ont permis de développer mon sens et ma réflexion artistique. ce que j’ai appris au fil de ses années ont donné une âme à mes travaux».

La lumière, un élément inspirant pour Jonathan :  «J’aime réaliser des prises de vue en extérieur et utiliser les lumières naturelles. Je repère un lieu avec une belle lumière et revient le lendemain à la même heure pour faire des shootings. Qu’il soit 6 h du matin ou 18h du soir». 

Des visages, une attitude, un regard, un geste, les photographies de Jonathan Menialec sont expressives : « Jusque là, j’ai fait beaucoup de photo de mode et de portraits» . L’antillais ne refuse jamais d’explorer des genres différents, quitte à s’éloigner de sa zone de confort : «Aujourd’hui, je fais une photo de mode, demain, je serais en train de filmer une chanteuse qui prépare son concert et le mois prochain, je ferais faire des packshoot pour une marque de sac… J’aime la liberté d’aller vers tout ce qui m’inspire peu importe le thème ou le domaine».

Photo – Jonathan Menialec (Martinique)

Ses expériences sont, entre autres, celles avec la designer sénégalaise Sarah Diouf, le photographe Jeffrey Sales, Ghubar Magazine, Laetitia Kandolo ou Moana Luu, qui le propulsent aujourd’hui pour sa première sur une scène londonienne.

Après son premier «Step in Martinique»,  Jonathan Menialec rouvrira ses dossiers là où il les a laissés : « Après le 7 novembre, je me concentre sur deux autres projets. Le premier est une vidéo que je dois réaliser pour un hôtel parisien. Et le second est un projet très personnel que je vais tourner en Martinique en 2020, aux côtés de Selahni Roblin. Il s’agit d’un livre photographique sur notre vision de l’identité antillaise».

Parmi les photographes, ses futurs partenaires le temps d’une prestation au Step in Martinique, Jonathan Manielec se dit ravi de rencontrer sa compatriote Aurélie Chantelly,  : «J’aime sa façon de représenter les femmes dans leur confiance et leur force.»

Rendez-vous avec tous les artistes invités à Step in Martinique, le 7 novembre 2019. Jonathan Menialec, Moera, Aurélie Chantelly, Gérald Marie-Nelly et Esy Kennenga.

Dorothée Audibert-Champenois Facebook Twitter C’news Actus Dothy – Images Jonathan Manielec/Instagram